La vidéo du cousin d’Arles.

Cette histoire est réelle. C'est l'exemplarité de la barbarie des adultes qui pousse les ados à l'imitation ....c'est d'actualité!!!

 

Je rentrais d’une promenade en montagne, du côté de la Croix de la mission, au-dessus de Guebwiller. L’après-midi était chaud, comme depuis quelques années, en Alsace. Nous battons des records de température.

Ma voiture est à 150 mètres. En marchant, je cherche les clés dans mon sac à dos,  mijotant en pensée, un petit apéro qui apaiserait ma soif. Pour jouir du plaisir de cet amer-bière, je me voyais d’abord, boire un grand verre d’eau, qui apaiserait vraiment cette soif et ensuite ce n’est que du plaisir, pour qui aime vraiment un bon verre de bière du pays.

Je sors de ma rêverie par des cris et des clameurs assez vivaces que j’entends au loin, devant moi, face à la porte du cimetière. Je rajuste mes lunettes qui tombaient sur le nez. Je vois un attroupement, d’une huitaine de gamins qui gesticulaient bruyamment, au pied d’un arbre.

 

J’arrive à hauteur de ma voiture, je soulève le haillon arrière. Je change de chaussures et je dépose mes affaires. Je m’apprête à prendre le volant, mais je suis intrigué  et curieux devant le spectacle qui s’offre à moi, quelques pas plus loin. Je ne distingue que ces gamins joyeux et victorieux, me  semble –t-il, car ils brandissent des branches en signe de gagnants. Curieux, je m’avance…Mais victorieux de quoi me dis-je ?

 

Je suis loin, très loin d’imaginer le spectacle que je découvris, en m’approchant un peu plus. Devant la monstruosité et l’horreur que je vis enfin, la surprise aidant, je retiens une énorme envie de vomir. Mon cœur bat à tout rompre. Je pense dépasser les 200 coups minute. Je fais un marathon. Je m’étouffe. J’ai envie de chialer, de hurler. Mais pas un son ne sort de ma gorge, ni pas une larme ne coule de mes yeux. Je suis paralysé, comme si un froid glacial, venu de Sibérie, m’avait enveloppé. Je suis figé et aussi immobile qu’un poteau électrique. Je n’entends plus rien. C’est le Grand Bleu par 100 mètres de fond sous la mer. Je ne vois que des images d’horreur qui défilent, comme au cinéma.

Non, je rêve. Je secoue la tête pour sortir de ma torpeur…voir si je suis bien éveillé, si je suis devant un spectacle réalité. Mes jambes se réveillent et se mettent à trembler.

 

Et non, ce n’est pas la fatigue due à ma randonnée et ce n’est pas l’effet d’une drogue quelconque car je n’en prends pas.

Et oui, je suis bien éveillé, c’est bien un chat sanguinolent qui pend à l’arbre. Les gamins, en dessous le transpercent avec des bâtons pointus. En regardant de plus près, je m’aperçois qu’on lui avait crevé les 2 yeux.

Dans ma tête bouillonnante, une question revenait en harcèlement, répétitive, claironnante… Pourquoi ? Pourquoi ? Mais pourquoi, mon dieu ? Putain de putain, mon juron de méditerranéen me bloque la gorge. Finalement il ne sort pas. Je ne fais rien comme d’habitude. Je suis révolté.

 

Les gamins ne s’aperçurent même pas de ma présence. Ils tournaient en rond, en piquant le chat inerte, pendant au bout de la corde. Ils hurlaient des Ollé !!!, Ollé !!!

Mon premier réflexe d’humain, après avoir ravalé mon putain, a était de prendre un de ces gamins par les pieds et de m’en servir pour descendre tous les autres, avant de les massacrer sauvagement. J’avais senti, monter en moi, l’instinct primitif de l’homo sapiens à l’état brut. Je pense que cette envie de punir était au même niveau de l’acte meurtrier.

 

J’ai du inspirer, expirer plusieurs fois, en pensant à Gisèle, une amie qui exerce la sophrologie.

Ainsi, devant cette situation de l’extrême, j’ai pu récupérer sainement, mes esprits.

Tout de même, le Pourquoi  et il y a sûrement une raison, dans ma tête, défilaient comme un manège de foire bruyante.

 

Puisqu’il n’y avait plus rien à faire pour sauver Mistigri, le chat, j’entrais dans leur ronde, en criant moi aussi, mais je n’avais pas de bâton. Comme j’ai une voix bien plus grave et quelques décibels de plus, les gamins s’aperçurent, enfin, de ma présence. Je compris très vite que ceci était un jeu pour eux car aucun n’a donné le sentiment d’être pris en flagrant délit. Aucun ne s’est sauvé…enfin aucun n’avaient de reproche à se faire !!! C’était normal et j’ai enfin compris que c’était un jeu spectacle !!! Puisque tout paraissait tout à fait normal.

 

Bien sur, je suis entré dans leur ronde, instinctivement, pour les mettre en confiance et pouvoir dialoguer avec eux. Calmement j’ai demandé les règles de ce nouveau jeu, que je ne connaissais pas.

 

C’est Jean, le premier, qui commence à narrer le déroulement de cet innocent massacre.

Nos parents sont dans l’église, là au fond du cimetière. Ils assistent à la cérémonie funèbre de leur ami, décédé. Nous, les enfants, nous n’y allons pas, c’est trop triste, on ne le connaît pas et on n’y comprend rien. Alors nous nous sommes réunis là, pour nous amuser, en attendant.

Pierre poursuit, on a couru, on a bavardé, on s’est chamaillé et on s’ennuyait. Mistigri, le chat est sorti du cimetière et René a eu une idée. On va jouer à la Corrida, qu’il a dit ! Mais il faut attraper ce chat et je vous expliquerai.

 

Une personne seule n’aurait jamais eu l’idée d’attraper ce chat. Mais lorsqu’il s’agit d’un groupe de personnes, l’esprit de groupe l’emporte sur la raison et la morale. Le groupe devient parfois inhumain. Nous le voyons tous les jours dans les journaux.

 Les enfants réfléchissent déjà, comment choper Mistigri et l’esprit de groupe s’alimente rapidement. La meilleure idée vient de Joseph, son père est chasseur. Il propose un lasso attaché au bout d’une branche. Pendant que le groupe attire gentiment le chat en feignant de lui offrir un petit gâteau sec de Julien, lui, Joseph, par derrière, prend Mistigri par la boucle et le soulève. En tirant sur le nœud coulissant, l’animal inoffensif est pris au piège et ne peut plus griffer personne.

C’est ainsi qu’a commencé le calvaire macabre de ce pauvre animal.

René explique et commente la Corrida. Son cousin d’Arles lui a envoyé une vidéo sur ce genre de manifestation très célèbre dans sa région. Bien sur l’animal sacrifié n’est pas un chat mais un taureau. Animal bien plus fougueux et plus puissant qu’un chat. Mais Mistigri fera l’affaire, puisqu’il est devenu furieux, une bête féroce au bout de la corde.

Je ne dis plus rien, je suis muet, contrairement à mon habitude. Je n’interromps pas cet enfant car ma curiosité est mise à rude épreuve. J’ai retrouvé le calme et la sérénité d’un bouddhiste.

René continue d’expliquer les règles telles qu’il a vu sur la vidéo. Tous les enfants, munis de branches pointues, tournent en rond et piquent le chat. On pique, on pique pour que le sang coule.

Joseph a eu du mal à tenir Mistigri qui s’est débattu, toutes griffes dehors en miaulant des cris déchirants. Bien sur les coups portés ne sont pas très adroits et les deux yeux ont été crevés.

Sans remords, sans regrets le carnage  a continué, conforté par les explications de René……..Une Corrida, c’est comme ça et tout le monde applaudit, s’est –il écrié.

Les enfants ne s’ennuyaient plus. Le jeu était attrayant et l’esprit de groupe aidant et s’amplifiant dans l’horreur.

C’est vrai, réplique à un moment Serge, j’ai eu pitié, parce que moi aussi j’ai un chat, mais celui là je ne le connais pas, alors !!!

Eric, à son tour, le chat ne bougeait plus, il tournait la tête à droite, à gauche très lentement, aplati au sol, les quatre pattes écartées. Alors René s’est mis devant et lui a parlé, comme dans la vidéo du cousin d’Arles. Il a fait un geste d’apaisement à plat de la main gauche. Il s’est tourné cérémonieusement vers nous, comme dans la vidéo du cousin d’Arles. Ensuite il s’est mis face à Mistigri, qui ne bougeait plus, il a ajusté sa branche droite et pointue. Il a visé et brusquement il a éperonné le dos de la bête, comme dans la vidéo du cousin d’Arles.

Mistigri, dans un dernier soubresaut, a vomi le sang…quelques frémissements et c’est fini.

Jacques continue, d’un air victorieux, plein de puissance et d’arrogance, René s’est fait applaudir par nous tous.

On a pendu le chat à l’arbre et on voulait lui couper les oreilles… Comme dans la vidéo du cousin…

 

Comment ces enfants ont-ils pu arriver à accomplir cette sauvagerie, ce massacre, tout naturellement sans hésitation ?

Uniquement par jeu. Parce que la vidéo du cousin d’Arles venait les conforter dans leur action primitive.

J’ai écouté, j’ai écouté. J’ai enfoui mes sentiments de justicier au plus profond de moi, avec une grande difficulté.

Tous avaient le sourire et le sentiment heureux de s’être amusé à la Corrida.

Je me suis forcé à baisser le ton de ma voix. J’ai voulu parler calmement, j’ai voulu convaincre, faire comprendre à ces enfants que c’était immoral, inhumain, ancestralement sauvage.

Huit enfants en groupe, devenant les chevaliers de l’horreur, uniquement à cause ou grâce à une vidéo. Mais alors que deviennent ceux qui voient réellement ces Corridas ? Bien sur ce n’est pas un chat, mais un taureau. Un animal digne que l’on fait souffrir sauvagement devant les yeux avides de sang et de cruauté des spectateurs. Bien sur c’est l’esprit de groupe, accompagné du spectacle de couleurs et de musiques, qui aident à se droguer pour accepter inconsciemment cette mascarade inhumaine de mise à mort.

Le pire c’est que l’on arrive à faire croire au spectateur que l’animal, qui est entré dans l’arène, est le même que celui que le Matador tue. Or cet animal a perdu plus de 75% de son énergie. Ce n’est plus un taureau, c’est une loque.

Lorsqu’une bête  montre trop énergie, lors de son arrivée de  pâturage, elle serait  calmée avant son entrée dans l’arène !!!

Comme on le voit, la tauromachie dénature les rapports entre l'homme et l'animal, elle n'est qu'une fête de la cruauté, de la douleur et de la mort.

 

Calmement j’ai demandé aux enfants s’ils aimaient le sport comme le football, le cyclisme, le judo ? Bien sur, tous sont sportifs et ils veulent tous parler en même temps. Je laisse le silence revenir. Je les amène sur les règles de chaque sport. Chacun s’exprime et il semble qu’ils en connaissent assez.

Immanquablement nous arrivons au dopage des humains comme des animaux. N’oublions pas que lors des courses hippiques, les chevaux sont aussi surveillés.

Tous approuvent et concluent que le dopage est inacceptable et doit être éradiqué du sport.

Oui c’est bien beau toutes ces belles paroles, les enfants, mais il faut savoir qu’il y a deux sortes de dopages :

-        C’est moi qui me dope  pour être plus fort que mes concurrents.

-        C’est moi qui dope les autres pour qu’ils soient plus faibles que moi.

A tous les coups je gagne… N’est-ce pas ???

 

Donc il y a le dopage :

-   J’augmente la quantité de mon sang et je deviens plus fort.

-   Je diminue la quantité de sang des autres et ils deviennent plus faibles.

 

Capito, les enfants ?

 

Imaginez David Douillet, notre très grand judoka, champion du monde, humble et généreux. Vous le connaissez ?

Oh oui tous en cœur…C’est un grand costaud, un balaise.

Imaginez DD, une tonne de muscles, qui va combattre contre un Gringalet X de 50 kg.

Avant le combat, on shoote DD, pour l’endormir un peu et pendant le combat, on lui retire son sang. Dix personnes le font courir et tourner en rond jusqu’à épuisement. !!! Fatalement le Gringalet X pourra le descendre et gagner le combat.

Je n’ai pas fini de parler que les enfants hurlent Hou ! Hou ! Hou ! Impossible de les arrêter.

Je laisse revenir le silence et René, lui-même qui a reçu la vidéo du cousin d’Arles, me dit ; Ce n’est pas juste, c’est truqué. DD ne peut pas perdre devant une femmelette, une mariquita. Tous les enfants sont d’accords, on ne doit pas laisser faire une chose pareille.

Et là je jubile, je tremble de jouissance, de plaisir car c’est à mon tour de porter l’estocade finale :

 

          Et si DD était le taureau et le Gringalet X, le Matador ???

 

Le silence est devenu lourd et pesant. Il a duré dix secondes qui ont paru une éternité.  Les bras pendants, les visages blêmes, les huit gosses se regardent piteusement et honteusement. René détache Mistigri. Joseph le fixe, les yeux grands ouverts, la bouche fermée retenant une envie de pleurer.

Tous décident ensemble de l’enterrer dignement. Je pense que c’était la moindre des choses envisageables à ce stade.

Julien suggère de le descendre dans le trou préparé au cimetière pour l’Ami des parents. Une chance, la messe n’est pas terminée et il n’y a personne devant ce trou providentiel.

René prend le chat inerte et le descend au fond de la tombe. Tous jettent de la terre sur Mistigri qui disparaît, recouvert. Les huit adolescents se sont recueillis comme jamais ils ne l’ont fait. Les cloches ont sonné, le cercueil est sorti de l’église, suivi par les parents.

La cérémonie d’enterrement a eu lieu et les parents doivent être étonnés de voir leurs enfants ainsi près d’eux pour honorer une dernier fois le souvenir d’un Ami.

 

Je suis parti. En passant devant la porte du cimetière, ils étaient tous là, la main levée et les yeux gros, plein de larmes.

Au fond de moi, j’étais aussi ému qu’eux, mais heureux. Ces huit enfants sont devenus les chevaliers  de l’opposition aux Corridas. Dans le futur, la France en aura bien besoin.

Alors que les Espagnols ont aboli la Corrida dans certaines régions, En France, le ministère de la culture inscrit en janvier 2011 la tauromachie au patrimoine culturel immatériel de la France, décision annoncée le 22 avril 2011. Le ministre de la culture Frédéric Mitterrand souligne que cette décision, en dépit de la démarche lancée en 2009 par l'union des villes taurines Françaises et l'Observatoire national des cultures taurines, n'implique « aucune forme de protection, de promotion particulière ou de cautionnement moral et ne [vise] pas à proposer la tauromachie à l'inscription au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », mais relève simplement « l'existence factuelle d'une pratique et d'un développement alentour d'un certain nombre d'éléments de nature culturelle (rituels, œuvres inspirées, rassemblements populaires, pratiques d'un vocabulaire spécifique) ».

Cette décision a été vivement critiquée par les opposants à la corrida. Claire Starozinski, de l’Alliance anti corrida dénonce ainsi « l'aval honteux de l’État français [qui] est bien l'aveu que nos dirigeants n'ont que faire des aspirations et de l'opinion de la majorité des Français », et s'interroge sur le fait que le « ministre de la Culture (...) [puisse] décemment encourager une survivance archaïque qui consiste à donner en spectacle la torture d'un animal »

 

Je fais le pari que René, Jean, Pierre, Joseph, Julien, Serge, Eric et Jacques, par leurs actions positives contre les Corridas, arriveront à sortir la France de la HONTE et de la chienlit dans laquelle est s’est trempée.

 

Quelques semaines plus tard, je suis repassé devant ce cimetière. J’ai revécu avec frisson, cette horreur. Par curiosité, j’ai été jusqu’à cette tombe...de l’Ami. Quelle ne fût ma surprise de lire, sur une plaquette en bois pyrogravée : A notre Ami… Regrets éternels…Plus jamais.

En signature : R, J, P, J, J, S, E, J.

 

Robert Blasco

 

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Résumons succinctement ce qu’est une Corrida. L’esprit de groupe s’installant, une foule d’humains devient sanguinaire devant un spectacle horrible, honteux et indigne. Une dizaine de marionnettes s’acharnent à humilier un fier et puissant animal de 500kg. Non seulement on le saigne, donc perte considérable d’énergie, mais on le fait courir pour que le sang s’écoule en permanence, en l’épuisant. Ainsi, le sang ne fait pas de grosses flaques visibles……………le public ne s e rend pas compte.

Bien sur l’animal n’est plus qu’une loque. Ce n’est plus la bête remplie de force et d’énergie que l’on a vu au départ. C’est comme en magie, le cerveau garde une rémanence de l’image que le magicien veut vous faire voir, alors qu’elle n’existe plus.

Les spectateurs, ivres et drogués,( l’esprit de groupe) ne se sont pas aperçu que la bête féroce n’est plus la même. A ce stade là, un enfant, ayant l’habitude des taureaux, un enfant maigrichon peut tuer la bête.

Le Travesti, dans l’habit de lumière, arrive en fin. Après quelques passes où le taureau dérape, certaines fois, à bout de force, cette grande gigue AFFRONTE le suprême…le BITCHO, avec seulement une épée !!!

A ce moment là, le public jubile et applaudit, car la rémanence du cerveau agît. Cette bête féroce, le BITCHO de 500kg de muscles contre ce frêle humain de 60 ou 70 kg… Mais quel spectacle, quel COURAGE !!! Que c’est BEAU !!!

Il existe même une échappatoire qui peut sauver le Matador au cas où le taureau serait encore un peu trop puissant.

Ou bien l’on s’aperçoit que ce n’est pas un taureau NOBLE (Dangereux et mortel pour un Matador). C’est un taureau qui fonce mais pas droit, il arrive sur vous en zig zag. Il paraît ainsi que le spectacle n’est pas aussi beau.

Bien sur, en réalité c’est que le Matador risque de se prendre un coup de corne car il ne peut contrôler l’animal

et le Président du jury ne veut pas de problème. Dans ce combat illégal, c’est toujours le même qui doit gagner !!!

Le jury décide de GRACIER officiellement ce taureau et il pourra ainsi servir à la reproduction. Ainsi ce taureau retourne dans sa prairie.

 

La mise à mort est décidée, mais le spectacle n’est pas fini.

 

Le Matador gonfle sa poitrine, s’élève sur la pointe des pieds et incite le taureau à avancer vers lui. C’est encore 500kg de chaire, épuisée à l’extrême qui s’élance pour la dernière fois. Certaines fois les pattes se dérobent devant le Travesti en habit de lumière et l’animal s’écroule avant la pénétration de l’épée.

 On décide de récompenser cette marionnette, en coupant une ou deux oreilles de ce pauvre bitcho en fonction de la qualité de la prestation.

Le public applaudit à tout rompre devant ce tas de viande sanguinolente tirée par deux chevaux, en attendant le spectacle suivant…car une mise à mort  ne suffit pas. Il faut bien y avoir pour son argent !!!

 

Posons-nous quelques questions :

- Pourquoi les Picadors ?

- Pourquoi les banderilles ?

-      ’’        la mise à mort dans de telles conditions ?

-      ‘’        ne fait-on pas de contrôle anti-dopage de l’animal, avant et après. (Comme il se devrait.)

-      ‘’        nous  ne considérons pas que le fait de faire perdre son sang, à un des participant (toujours le même) au combat, est illégal et cela est du dopage, comme pour les êtres humains lors de compétitions ?

-   Dans ce cas est-ce vraiment un combat ou du massacre ?

-  Peut-on jouir de la souffrance ?

-  A qui profite  cette ignoble sauvagerie ?

-  Pourquoi les corridas ne sont pas un sujet de référendum ? 

-  Les Corridas ne respectent pas les “ La déclaration des droits de l’animal “ qui  considère qu’Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels. Cela serait un crime contre la vie.

-  Rétrograde et réducteur.

 

-        POURQUOI TOUT LE MONDE S’EN FOUT ???

 

Robert Blasco

 

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Déclaration Universelle
des Droits de l'Animal

La Déclaration Universelle des Droits de l'animal a été proclamée solennellement le 15 octobre 1978 à la Maison de l'UNESCO à Paris. Elle constitue une prise de position philosophique sur les rapports qui doivent désormais s'instaurer entre l'espèce humaine et les autres espèces animales. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

PRÉAMBULE :

  • Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution des espèces,
  • Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits particuliers,
  • Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux,
  • Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence des autres espèces animales,
  • Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,

IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :

Article 2

Toute vie animale a droit au respect.

Article 3

  1. Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
  2. Si la mise à mort d'un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse.
  3. L'animal mort doit être traité avec décence.

Article 5

  1. L'animal que l'homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
  2. Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
  3. Toutes les formes d'élevage et d'utilisation de l'animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à l'espèce.
  4. Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune violence.

Article 7

Tout acte impliquant sans nécessité la mort d'un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la vie.

Article 9

  1. La personnalité juridique de l'animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
  2. La défense et la sauvegarde de l'animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.

Article 10

L'éducation et l'instruction publique doivent conduire l'homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les animaux.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de l'Unesco.

Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.

 

Code pénal :

Sévices sur un animal et punition prévues par la loi.

Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie.

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La corrida est le symbole cruel de l’asservissement de la nature par l'homme.

Théodore Monod
Président d'Honneur FLAC