L’envieux

Votre vie est-elle gâchée, sans que vous ne vous en rendiez compte, par un envieux ?


Selon le dictionnaire ancien des frères Grimm (ceux qui ont écrit les contes) :

“L’envie est un sentiment qui ronge l’âme et la remplit de fiel.

Elle fait éprouver du déplaisir à la vue des qualités ou des propriétés d’autrui.

Elle inspire le regret de voir l’autre posséder ces qualités ou propriétés, et le souhait de les réduire à néant.”

Aucun être humain ne peut s’empêcher d’éprouver ce sentiment qui monte du plus profond de son système nerveux.

L’anthropologue René Girard a montré que nous sommes “câblés” pour identifier ce que les autres convoitent, et le convoiter à notre tour.

Malheureusement, l’envie peut détruire des vies. Il faut donc s’en protéger. Mais comment faire ?

D’abord, en comprenant comment fonctionne l’envieux :
Le plaisir de voir l’autre trébucher
L’envieux ne cherche pas à obtenir, de façon loyale, les qualités ou choses que l’autre possède.

Ce qu’il veut d’abord, c’est assister au spectacle de sa chute, de sa ruine, de son humiliation.

L’envieux est en effet dévoré par un sentiment d’infériorité et d’impuissance provoqué par l'existence d'une personne dont il imagine, à tort ou à raison, qu'elle réussit mieux que lui.

Pour faire cesser ce sentiment d'infériorité, il souhaite qu'il arrive malheur à l'autre.

Il ira boucher votre source, même si cela ne fait pas gonfler la sienne ; empoisonner votre puits même si cela risque de contaminer le sien ; tuer votre bétail pour éviter d'avoir à contempler votre troupeau.

Il n'attend pas d'autre bienfait que le soulagement de voir l'autre descendre, et ainsi diminuer son sentiment d'infériorité.

Mais surtout, n’essayez pas d’apaiser un envieux en lui donnant ce qu’il vous envie.
“Plus on fait de bien à l’envieux, plus il devient mauvais” (Proverbe allemand)
“Plus on fait de bien à l’envieux, plus il devient mauvais”, dit un proverbe allemand.

La tentation, fréquente, est de donner à l’envieux ce qu’il vous envie : pour l’apaiser ; pour qu’il vous fiche la paix et aille vivre sa propre vie.

Mais c’est une grave erreur.

Loin de l’apaiser, votre geste stimulera son envie, en lui montrant à quel point vous lui êtes supérieur. En effet, vous lui montrez que vous pouvez, vous, vous passer facilement de ce que vous lui donnez.

Il se sentira diminué, humilié par votre don, même si vous l’avez fait de bon cœur, et surtout si vous l’avez fait de bon cœur.

Même si vous vous dépouillez en sa faveur de tout ce que vous possédez, il continuera à vous envier, non plus cette fois pour vos biens, mais pour votre grandeur de caractère. Il enviera votre générosité, votre détachement. Et il inventera de sombres motifs à votre geste, pour vous diminuer dans son esprit et ainsi apaiser sa souffrance.

De même, si vous essayez de l’aider à se hisser au même niveau que vous, il estimera que ce qu’il a acquis vous est dû en partie. Il aura l’impression que vous l’avez privé de l’occasion de montrer sa valeur par lui-même, et vous en voudra.

Vous êtes donc coincé, quoiqu’il arrive.

Faire un cadeau à un envieux ne vous attirera pas sa reconnaissance, mais une haine supplémentaire.

Votre seul moyen de calmer son envie serait de vous avilir vous-même. Ce qui l’apaiserait, c’est que vous vous rabaissiez, mais pour vous, ce n’est pas forcément une bonne idée.
Un cas extrême d’envieux
Selon Herman Melville, auteur de Moby Dick, il existe un cas extrême d’envieux. [1]

Il s’agit d’une personne instruite, polie, qui vit dans une simplicité austère. Cette personne présente a priori toutes les apparences de la respectabilité.

L’envie ne lui monte jamais à la tête et ne s’accompagne d’aucune passion. Vous ne surprendrez donc jamais cette personne commettre un petit méfait, un acte mesquin.

Mais la raison en est qu’elle est possédée par un orgueil inouï qui lui interdit de faire des choses qui la rabaisseraient à ses propres yeux.

Cette personne semble donc a priori, parfaitement raisonnable et fiable.

Mais il y a une faille énorme, monstrueuse.

Toutes ses actions si “raisonnables” en apparence sont dirigées vers un but totalement irrationnel : celui de détruire une personne qu’elle envie.

Le personnage d’Herman Melville, nommé Claggart, est tellement habité par l’envie qu’il en est marqué physiquement : teint jaune-vert (de jalousie), joues creusées, silhouette desséchée.

Herman Melville explique que ce type d’homme :

“mettra en œuvre avec sagesse et mesure sa froide raison pour atteindre un but dont la perversité exorbitante porte tous les signes de la folie.”

Ces hommes, ajoute-t-il, sont aveuglés par leur délire. Mais pour le premier venu, leurs actes paraissent normaux.

Jamais ils ne divulguent leur vrai but ; leurs méthodes et leurs procédés sont toujours parfaitement rationnels, et il n’y a que lorsqu’on examine leur but final qu’on s’aperçoit qu’ils sont en proie à la démence.
La première victime de l’envieux, c’est lui-même
L’envieux est tellement esclave de sa passion qu’il n’hésitera pas à se nuire à lui-même si par là il peut infliger une peine à celui qu’il envie.

Il n’a même pas besoin que votre peine soit aussi grande que la sienne.

Il est prêt à perdre un bras pour le soulagement de vous voir perdre un doigt. Il peut même être prêt à se suicider, dans la perspective où cela permettrait de nuire à votre bonheur (ce qui permet de considérer de nombreux suicides sous un jour nouveau).

L’envieux est donc une sorte de masochiste.
L’envieux cherche à provoquer le conflit
Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir causé le moindre tort à un envieux pour qu’il ait envie de vous nuire.

Au contraire, selon le sociologue Herman Schoeck, “souvent l’envieux est particulièrement irrité - et son envie n’en est que plus intense - de ne pas pouvoir provoquer un conflit avec la personne enviée.” [2]

Il cherchera donc par tout moyen d'inventer un conflit avec vous, pour un motif futile qui camouflera ses vraies raisons.

Camoufler la vraie raison, qui est l'envie, semble particulièrement important. En effet, il arrive souvent que les hommes se reconnaissent coupables : de tromperie, de vol, de viol, de meurtre, de choses graves.

Mais ils prendront en général le plus grand soin à trouver une excuse. Ils diront par exemple qu'ils étaient dans le besoin, en manque, en proie à un coup de folie ou une ''pulsion'', qu'ils ont été mal-influencés, qu'ils ont été immatures, idiots, imprudents, trop pressés de réussir...

En revanche, il est extrêmement rare qu'ils avouent la raison profonde de leur acte : ''Je l'ai fait... par envie.''
Comment se protéger des envieux
Conscients au plus profond de nous-mêmes des dangers de susciter l’envie, nous essayons instinctivement de nous en protéger.

Car l'envie peut surgir de partout, y compris de personnes que l’on ne connaît pas.

Selon Helmut Schoeck toujours, nos règles de la politesse servent à nous protéger contre l'envie :

“ Les bonnes manières ne sont au fond que des règles de conduites permettant d’échapper à l’envie des autres.” écrit-il.

Les bonnes manières exigent en effet de “s’excuser”, “céder sa place” et carrément “s’effacer” devant les autres, un terme assez violent quand on y réfléchit.

De même, la “bonne éducation” nous apprend à nous faire discrets, minimiser nos mérites, voire attribuer aux autres nos propres réussites.

Cela passe pour une vertu, l’humilité. C’est aussi de la prudence.

Votre intérêt bien compris est de ne pas trop “la ramener” quand il vous arrive un succès.

Ainsi tel employé qui bénéficie d’une grosse promotion insistera sur les responsabilités supplémentaires qui lui incombent, prendra une mine préoccupée, feindra de craindre l’infarctus sous le poids du stress.

Telle personne qui hérite d’une forte somme insistera sur les impôts qu’elle a dû payer, et qui ont amputé le montant effectivement touché.

Telle autre qui décroche un diplôme ou une médaille remerciera avec insistance toutes les personnes de son entourage, ses parents, professeurs, entraîneurs et sponsors, à qui elle attribuera l’essentiel du mérite de sa victoire. “Rien de ceci n’aurait été possible sans le soutien d’untel et untel...”

Tout cela est sain, et d’ailleurs juste, car en effet on ne gagne en général pas tout seul.
Lorsque la crainte des envieux va trop loin
Néanmoins, ce désir de ne pas se valoriser peut prendre un tour exagéré.

Certaines personnes en arrivent à s’excuser d’être venues au monde. Elles vivent dans la crainte que leurs dons soient visibles, et peuvent s’efforcer de les enfouir.

Elles préfèrent n’émettre aucune opinion personnelle, de peur d’attirer l’attention. Elles ont une peur panique des louanges, des distinctions et des cadeaux.

Cela peut être une personne talentueuse, qui préférera ne rien faire pour ne pas montrer sa supériorité.

Ce sera ces femmes jolies, mais qui ne s’habillent qu’en gris, en noir, en beige, qui n’osent pas mettre des bijoux voyants, des talons trop hauts, des coiffures visibles. Elles baissent les yeux, trottinent sur la pointe des pieds, chuchotent, rasent les murs !
La crainte de se faire remarquer
Ces personnes ressentent une crainte irrépressible quand on les exhorte à “s'accomplir”, à “réaliser leur idéal”, à “développer leurs talents”.

Car elles savent, et elles ont raison, que c’est dangereux : exposer ses talents de façon visible n'attire pas que des sympathies.

Ne comprenant pas ce qui leur arrive, ces personnes peuvent rester bloquées pendant des années sans oser entreprendre une chose qui leur ferait pourtant très plaisir, et pour laquelle elles auraient de grandes facilités !!

Et pourtant, oser se jeter à l'eau, c’est la seule voie qui s'offre à nous dans l'existence, sous peine de passer à côté du potentiel de notre vie.

Vous ne pouvez pas vous “effacer”, faire semblant d’être médiocre pour la simple raison que cela risque de montrer aux autres que vous avez des qualités qu’ils n’ont pas.

Mieux encore, en suivant votre voie, vous indiquerez aux envieux la seule façon de sortir eux-mêmes de l’enfer dans lequel ils se sont enfermés.

L’envieux pourra comprendre en vous voyant que le seul moyen d’arrêter de souffrir, c’est de détourner son regard de vous, et de canaliser son énergie vers des buts qui sont à sa portée et qui conviennent à sa personnalité.

Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Surtout, c’est une magnifique libération.

Pour l’envieux, prendre conscience qu’il a ses talents propres, sa vocation qui l’attend, sa propre vie à vivre, indépendamment de la vôtre, c’est le moyen pour lui de se libérer de son esclavage - et de vous laisser vivre !

Trouvé dans une revue médicale

 

Pinocchio Alsacien

Pinocchio Alsacien

Comme tout conte, il était une fois, un couple qui désirait un enfant. Après plusieurs tentatives, il s’est avéré que la femme avait un problème de stérilité. Elle rêvait de son enfant à venir. Étant elle-même enfant d’artistes, elle avait un Don très particulier pour le dessin. Tous les jours, elle dessinait un enfant, avec toujours le même visage.

Un matin en se réveillant, après une nuit de rêves hallucinants, elle entendit du bruit près de sa table à dessiner. Encore mal réveillée, elle crût rêver encore… un charmant garçon était assis sur sa chaise et il gribouillait sur une page. Elle se frotta les yeux, elle ne rêvait plus et ce garçon était bien réel. Elle le pinça. Il hurla… ouille… ouille… MAMAN, tu me fais mal… Pourquoi !!! et il la regarda. Elle  serra très fort dans ses bras, ce garçon qui l’appelait MAMAN, avec la crainte d’interrompre ce rêve !!! Mais les larmes qui coulaient sur ses joues, étaient bien réelles. Elle le tâta sur tout le corps. C’était bien un garçon, le sien car il avait le visage connu de ses dessins journaliers. Il était beau et elle l’aimait déjà de toute son âme.

Soudain un problème surgît en une question << comment s’appelle-t-il ?>> Vu le moment et la manière magique de son apparition, elle se souvînt d’un personnage issu de l’imagination d’un menuisier appelé Gépetto. Il avait fabriqué une marionnette à partir d’un morceau de bois à brûler. Cette marionnette s’est animée toute seule, comme par magie, pour donner vie à un petit garçon qu’il a appelé Pinocchio.. Alors la maman, devant cette extase désire aussi l’appeler PINOCCHIO.

Elle éleva son fils avec tout l’amour d’une maman très attentionnée… Beaucoup trop même car son fils est devenu un enfant ROI, assez Narcissique même. La maman n’osait jamais le contredire de PEUR de perdre l’amour de son fils, mais aussi de peur qu’il retourne sur le papier de la planche à dessiner !!! car tout cela était incroyable.

Un jour, le couple et Pinocchio, se retrouvent au restaurant asiatique “ Royal de Chine“, avec des amis.

Après l’installation et les commandes de boissons, chacun se lève pour se servir au buffet. Là c’est un moment d’extase pour celui qui aime toutes ces spécialités présentées, crues ou cuites. C’est un régal pour les yeux et l’estomac, please… rire. Ce serait dommage de se priver car chacun est libre de choisir et de se servir en quantité raisonnable illimitée !!! Sinon un forfait de 5 € est appliqué sur la facture par quantité laissée dans les assiettes !!!

Si chacun se connaît bien et se sert, non pas avec les yeux, son EGO, mais avec son plaisir et son estomac, tout devrait bien se passer… Mais… !!!

En cours du repas, Pinocchio revient avec un immense plat de nouilles aux champignons noirs. Il en mange la moitié… se retire de son assiette et demande à l’Ami s’il peut l’aider à finir son plat de nouilles. L’Ami le regarde et sait très bien que s’il accepte, il devra lui-même se priver d’autres régals qu’il avait en tête déjà, pour la suite de son repas personnel !!!

Il regarde Pinocchio et y lit un message de détresse car le regard était presque suppliant pour être plus convaincant. Connaissant le forfait de 5 €, l’Ami se sacrifie pour aider Pinocchio. Il accepte de finir ce plat de nouilles.

A la première bouchée, surprise !!! Ce plat est digne d’un Martiniquais, tellement c’est relevé par du piment très fort… çà fouette BOUANI !!! Observation, il y avait deux coupelles de piment en sauce devant l’assiette de Pinocchio. L’Ami le connaissant, il sait qu’il rivalise souvent avec lui sur des plats très assaisonnés aux piments très forts.

S’il n’y a que cela, l’Ami continue de finir le plat laissé par Pinocchio, en pensant déjà à la suite selon un choix bien précis…se faire cuire au Wok quelques produits de la mer.

Mais dès la fin du plat de nouilles, l’Ami attendait un MERCI de la part de Pinocchio.. Non, aucune GRATITUDE,  il n’y a pas eu de merci mais un coup de foudre dans le ventre.. .voyant que l’Ami, LUI a pu tout manger, Pinocchio s’écrie : << de toutes manières, je ne pouvais pas manger ce plat de nouilles AVARIÉES (Choses périssables, détériorées, impropres à la consommation. Les risques pour la santé sont bien réels. Il s'agit notamment de crampes abdominales, de fièvre, de nausée, de diarrhée, de chutes de tension, voire de septicémie, de botulisme, de méningite, ou d'une fausse couche chez la femme enceinte. La bactérie E. Coli peut provoquer la mort dans les cas les plus graves.)  c’est trop GRAS, DÉGUEULASSE, c’est de la MERDE.>> et il rajoute en précisant << Tous les restaurants qui font un tarif unique, à volonté, on bouffe de la merde>>………….

…………….. et…… et…..  et au fur et à mesure qu’il vocalise ces absurdités mensongères, son NEZ s’allonge, s’allonge…devant le rire époustouflant, clair, éclatant et rayonnant de la belle Luna, fille de l’Ami, qui lui fait la remarque suivante…  s’il continue comme cela, il va faire une brochette avec son oreiller, ce qui l’empêchera de dormir à son aise… LOL. Voyez le tableau.

La métaphore de Luna va encore plus loin,( Rissa mé das ), Pinocchio, tu vas transpercer ton matelas et tu ne pourras plus te lever le matin !!! MDR.

L’Ami, LUI n’a pas ri et pour cause.

L’Ami a payé la note globale du restaurant…. Il attend toujours le MERCI de Pinocchio !!! Celui-ci prétendant que c'est sa mère qui lui a payé le repas!!! (Mensonge)

 

La fin de cette histoire c’est VOUS-MÊME, les lecteurs, qui l’écrirez, en tenant compte de la réflexion qui s’impose avec quelques questions nécessaires.

1 Pourquoi Pinocchio a proposé à l’Ami et NON à ses propres parents, de finir son plat ?

2 Pourquoi n’a-t-il pas prévenu le responsable du Wok qui lui aurait changé le plat à condition toutefois que ces nouilles étaient vraiment avariées ou Dégeux ?

3 Pourquoi ne pas avoir dis à l’Ami, tout de suite << attention, c’est dégueux, mais si tu veux les manger… incohérent bien sûr mais avec Pinocchio, va t’en savoir ??? >> (Mensonge)

4 Pourquoi avoir attendu que l’Ami finisse le plat ? est ce de la jalousie, l’EGO, le narcissisme, peur de perdre la face alors justification très maladroite en insultant gravement sans aucune moralité, l’Ami…Pinocchio était donc rassuré qu’il ne paierait pas de supplément puisque l’Ami a fini son plat !!! (Mensonge)

5 Pourquoi Pinocchio a mangé la moitié du plat, puisque c’étaient des nouilles avariées et dégeux? (Mensonge)

6 Pourquoi avoir MENTI et Inventer ces mensonges sur la qualité du plat de nouilles ?

7 Pourquoi est-il venu puisqu’il prétend connaitre la qualité de ce genre de restaurant ? (Mensonge)

8 De réputation, la cuisson au Wok n’est pas grasse du tout.

9 Pourquoi deux petites coupelles de piment fort, devant Pinocchio ?

10 Pourquoi Pinocchio dit que faire une histoire pour si peu de chose, l’affaire du plat de nouilles c’est une BANALITÉ !!! ça l’arrange que TOUT le monde ferme sa gueule !!!..... pourquoi ??? (Mensonge)

11 Pinocchio a-t-il voulu empoisonner l’Ami puisqu’il a prétendu que les nouilles étaient avariées ? (Mensonge)

12 Pinocchio prétend que l'Ami fait des phrases congruentes qui ne veulent RIEN dire, uniquement pour se la pêter!!! Langage de la rue, en clair pour se fanfaronner et se faire admirer!!! (Mensonge)

13 Si cela vous arrivait personnellement, qu’en penserez-vous, que ferez-vous ?

On voit bien que Pinocchio n’a RIEN d’un humain ayant bénéficié des gênes de sa descendance car LUI vient du papier er du crayon, avec l’imagination d’une maman désespérée. On se demande bien où est le Papa éducateur ???... !!! ou bien l’action insolente de Pinocchio est due en mimant son éducateur… oui mais lequel ???

L’éducation, l’amour, le partage, le RESPECT, la dignité, l’honneur, l’empathie, l’obéissance, l’humanité, la gratitude sont des vertus dont chaque être humain doit subir les vaccins de très jeune. Alors peut être qu’un personnage issu du papier et du carbone, deviendra un jour un VRAI HUMAIN.

Je vais proposer cette histoire à l’Éducation Nationale, pour exemplarité.

Cette histoire a existé sans la magie de Pinocchio. Elle est réelle, très grave, insolente, mensongère, immorale et inhumaine.

Le personnage de Pinocchio a fait une pirouette pour charmer ses parents, en utilisant les paroles philosophiques de son grd Père, qu’il a imité pour s’en sortir… et ainsi pouvoir respirer un bon coup par ce nez allongé qui le mutile et l’empêche de respirer. Lorsque l’on a ce genre de problème c’est toujours dû à des mensonges dans sa vie…voir médecine ayurvédique… cela se traduit par des symptômes différents.

Seul le remord, la réponse aux questions et la maturité apporteront un soulagement à ses parents.

Laissons faire le temps, car la Nature est bien faite… soyons confiant.

Le temps et la méditation peuvent apporter une réponse globale qui grandira l’Âme de celui qui a MENTI par ORGUEIL.

Robert Blasco

PS: En réalité, le personnage de l'Ami, c'est le Grd Père (Rob le sage patient) et Luna est la soeur de Pinocchio.

Lu à la fin du Film “ Les Misérables “que j’ai vu dernièrement au cinéma.

Une citation de Victor Hugo :

Il n’y a pas de mauvaises Herbes.

Il n’y a pas de mauvais Hommes.

Il n’y a que de mauvais Agriculteurs.

 

Ma vie Demain.

J’ai eu 20 ans, comme tout le monde. Ont suivi, 30, 40, 50, 60, et les 70 avec quelques unités.

Demain, j’irai au bord de la mer, voir le soleil se lever. J’irai pêcher. Je marcherai au bord de l’eau en goûtant le murmure de l’eau et  songeant à ce que j’écrirai…  des contes et des histoires que je ferai lire à qui voudra les entendre. Je continuerai de visiter mes amis. On discutera de la vie, de l’amour et de la Mort aussi.

Demain, je continuerai de chanter et de danser, sur des musiques endiablées. J’écouterai le chant des cigales et le cri du Coucou. Je monterai au sommet de la montagne, écouter le silence. J’y trouverai la paix intérieure en toute sérénité, jusqu’à atteindre l’ataraxie. Je songerai aussi à mes histoires et contes, car l’écriture est la parole de l’âme et le cri du cœur.

Demain,J'écouterai toujours le malheur et la misère qui se plaignent. J’éprouverai encore des flambées de colère, face à la bêtise humaine, à la Haine, au Racisme.

Jamais je n’accepterai, ni injustice, ni infamie. Je défendrai toujours, avec rage,  le juste, le vrai, le bon sens et la raison universelle.

Demain, dans un mois, dans un an, si la Mort survient, car c’est notre fin évidente et naturelle, elle me trouvera en pleine forme, heureux en pleine santé, toujours occupé.

Je serai ridé, vieux dans mon corps, mais JEUNE dans ma tête, avec toujours le Respect, l’Amour et le Partage pour l’HUMANITÉ entière, sans esprit partisan.

Robert Blasco

La petite fille et le chat

 

Je suis allé au centre de la SPA de Colmar, pour une réclamation sur la pullulation invasive de chats sauvages autour de chez moi. Je subis les déjections et les mauvaises odeurs. Je tenais à le signaler pour qu’il puisse intervenir et ainsi me libérer de ces ennuis.

A l’accueil devant moi, se tenait  une adolescente blonde, cheveux lâchés, de treize ans environ, en pantalon bleu clair et chemise à fleurs, ton dominant, bleu plus foncé. Elle voulait adopter un chat, pour compagnon. Une personne vient pour lui faire visiter le centre et les animaux qui se trouvent dans des espaces protégés. Je suis pris de curiosité et je les suis.

Il y avait effectivement plusieurs chats mais comment faire un choix car chacun était affectif et adorable ! L’adolescente s’arrêta devant un animal très jeune, qui n’avait que trois pattes… c’est celui-là que je veux ! La responsable fût surprise du choix et voulu donner son avis.

Tu ne pourras pas t’amuser, courir, sauter avec lui, car tu vois bien qu’il est handicapé alors que tous les autres chats sont plus beaux et plus valides.

La petite blonde répète, c’est celui-là que je veux.

Alors la responsable commence à perdre patience et à s’énerver. Les paroles sont plutôt méchantes envers l’adolescente. Comment, tu es aveugle ou quoi et tu ne comprends pas ce que je dis !!!

Et la petite blonde répète, c’est celui-là que je veux, en levant son pantalon sur la jambe droite, car IL ME COMPRENDRA BIEN et s’amusera bien avec moi… nous nous comprendrons !!!

La responsable et moi-même restons bouche bée, devant la scène… La jeune blonde n’avait qu’une jambe et montrait sa prothèse !!!

Robert Blasco

La première moralité que nous pouvons tirer de cette histoire réelle, c’est bien l’erreur du siècle. Chacun pense l’AUTRE en fonction de ses propres incompétences avec  ses propres tracas et ennuis. Donc l’image de l’AUTRE n’est pas ma réalité!!! (RB)

C’est pourquoi je dis que j’ai deux vie, la mienne et celle que les AUTRES m’inventent. (RB)

Il ne faut pas imaginer, parler avant de tout savoir sur ce qui est  vrai et juste.

Il faut AUSSI connaître ses compétences et son niveau d’incompétence !!!

Que votre parole soit impeccable

Parlez avec intégrité. Évitez de commérer sur les autres. Utilisez le pouvoir de vos mots avec vérité et amour.

Étant sans arrêt en train d’utiliser cette arme à double tranchant qu’est la parole, on voit bien l’importance d’apprendre à en faire bonne usage. Malheureusement la plupart du temps nous ne maîtrisons pas nos pensées, et par conséquent les mots qui sortent de notre esprit et passent le seuil de notre bouche.

C’est très dommageable et cela a pour conséquence d’empoisonner notre environnement mental et social.

Faites attention aux interactions que les gens ont entre eux. Elles sont remplies de jugements, qui sont le plus souvent négatifs. La médisance est partout, nous avons appris à l’utiliser et en sommes devenue esclave. Sans y faire attention nous jugeons constamment les autres, sans même parfois les connaître, par envie, jalousie, haine… C’est commun, c’est simple, on aime médire des autres, comme ça on a l’impression de se sentir nous-mêmes un peu mieux.

Nous médisons même sur les personnes qui nous sont les plus chères. Mais finalement, médire sur quelqu’un n’est pas seulement néfaste pour la personne qui reçoit ce jugement, cela l’est aussi pour la personne qui l’émet. En effet, en jugeant et en comparant sans cesse, c’est finalement notre propre mental qui est sous le joug de la négativité et du poison émotionnel.

 

En effet si une parole réussit à capter notre attention, elle peut changer nos croyances et notre façon de percevoir le monde. Or, au cours de notre socialisation nous avons émis des tas opinions sur les autres et les autres aussi en ont émis sur nous.

Après avoir conscientisé ce fait il devient évident de faire attention à notre dialogue interne et aux idées qu’il en ressort. Pourquoi vouloir continuer à mal utiliser son mental après en avoir pris conscience et que changer cela ne demande qu’un simple effort de volonté ? Apprenez à ne plus juger à tout va pour n’importe quoi, à être plus indulgent envers vous-même et envers les autres ! Juger c’est en quelque sorte agir contre soi-même, c’est stupide, arrêtez donc.

 

Ne faites aucune supposition

Communiquez avec les autres aussi clairement que vous le pouvez afin d’éviter les malentendus et les drames.

 Soyez  sceptique mais apprenez à écouter.

 une forte tendance que chacun de nous, à savoir : faire des suppositions. Les suppositions sont du même ordre que la médisance. On pourrait même dire que dans la plupart des cas la médisance prend racine dans nos suppositions. Nous en faisons sans arrêt, sans y faire attention tant l’habitude d’en faire est ancrée en nous, et pourtant elles sont à l’origine de beaucoup de peine :

Le problème c’est qu’à force faire des suppositions nous finissons par les croire.

En faisant des suppositions nous interprétons des évènements en leur donnant le sens que nous pensons qu’ils ont. Ensuite, nous nous convainquons que ces interprétations sont le reflet de la réalité. Au final, nous prêtons des intentions aux autres sur la seule base de suppositions, souvent erronées, auxquels nous nous sommes convaincu de croire.

 

Une des suppositions les plus communes est de croire que les autres pensent de la même manière que nous. Nous oublions souvent que chacun à sa propre perception du monde, que chacun réagit différemment à des situations semblables. Nous en arrivons à croire que tout le monde juge, pense et agit de la même façon que nous. Et c’est souvent à partir de cela que nous créons des scénarios factices à propos des gens qui nous entourent.

Les personnes sur lesquelles nous faisons le plus de suppositions sont les personnes avec qui nous sommes les plus proche. En effet, lorsque nous sommes avec un(e) ami(e) proche, voir avec notre partenaire, nous nous disons que cette personne nous connaît vraiment bien. Elle sait quels sont nos besoins si bien que nous ne sentons plus la nécessité de les exprimer parfois. On se dit que l’autre sait ce que l’on veut, il n’est donc pas utile de le rappeler. Ainsi, quand cette personne ne fait pas ce que nous attendions d’elle nous nous sentons blessé : « Tu aurais dû le savoir ».

Le paradoxe avec les suppositions c’est que souvent on en veut aux autres pour des choses qu’ils n’ont pas faites. C’est assez stupide quand on y réfléchit. Au lieu de cela, osez poser des questions. Vous vous éviterez ainsi de nombreux problèmes inutiles.

Robert Blasco (source Miguel Ruis )

Le puits à tracas.

 

Par une très belle journée ensoleillée, à faire pâlir un Sudiste, je roulais, rentrant chez moi, dans une campagne verdoyante et féerique tellement j’avais l’impression d’être dans un film fantastique, de rêve ou dans un dessin animé des milles et une nuits.

J’étais dans ma rêverie, lorsque je double un homme qui marchait sur le bord de la route et du mauvais côté… ! Je regarde bien et je m’aperçois qu’il a des chaussures non adaptées pour la marche, donc je suppose que ce n’est pas un marcheur mais peut être quelqu’un en panne de voiture. Je m’arrête et lui propose de le ramener à destination. Il me répond qu’il marche en solitaire pour se changer les idées noires. J’ai bien sentis sa lassitude. Je lui prose de monter, nous pourrions discuter ensemble, car un souci partagé peut être mieux compris. La solitude n’arrange pas les choses. Alors, il accepte et monte dans la voiture. J’ai beaucoup écouté et pas parlé. Ce n’est pas à moi de lui apporter la solution, mais à lui de comprendre comment en prendre le chemin, en s’écoutant parler.

Nous sommes arrivés chez lui et pour me récompenser, il m’offre d’entrer dans sa maison pour me présenter à sa famille. Nous passons le portail et nous nous arrêtons devant un puits. Il est silencieux, un moment, met quelque chose dans le panier pendu à la corde, il tourne la manivelle et le panier descend au fond du trou. Soudain il parut rayonnant et plein de joie !!! Il ouvre la porte de la demeure et je vois une femme et des enfants joyeux, heureux, mais encore plein de bonheur. Tout le monde s’embrasse.

Nous passons un moment ensemble dans une euphorie pas possible, totalement l’inverse du moment passé en voiture. J’étais abasourdi dans l’incompréhension de la métamorphose du comportement de cet homme !!!

Il tient à me raccompagner au portail. Et là, il s’explique car il a vu mon air étonné. J’ai pour principe de protéger ma famille de mes tracas. Je les mets dans ce puits avant d’entrer chez moi et je les reprends lorsque je ressors.

En faisant CELA, je me suis aperçu qu’il y en avait toujours MOINS dans le puits !!!

Merci pour TOUT MONSIEUR.

Il ne connaît pas mon nom et j’ai oublié de LUI demander le SIEN… mais cela n’a pas d’imporatnce.

Robert Blasco

 

PS : écrit le Dimanche 05/01/2020, après avoir passée une journée merveilleuse de marche au petit Ballon et surtout HEUREUX d’avoir rencontré des gens merveilleux et humains. J’ai médité sur une honteuse et indigne histoire familiale…. Pinocchio !

Jimmy et le Lièvre de Pâques

A mon Grand Ami Jimmy 

Le lièvre de Pâques.

Ce matin là, j'étais dans Ie jardin, occupé à désherber les rosiers. C'est une agréable et très belle journée, avec soleil plus ciel bleu.

Soudain je vois une forme rapide qui saute dans le carré de l'ail des ours. Je suis à 20 mètres et je ne vois pas bien ce que c'est ! Le mystère s'épaissit et j'attends avec impatience pour savoir. Je me pose une question : est-ce un chat ? NON, car il n'aime pas l'odeur de l'ail des ours, mais alors !!! Silence un peu long. Tout à coup, surprise, je vois un beau lièvre qui se montre et qui me dit<< Salut Robert>> Je réponds << Bonjour le lièvre, que fais-tu dans mon jardin ?>> Aussitôt le lièvre se moque un peu de moi en me disant<< Eh, Robert, réveille -toi et ouvre bien les yeux. Je suis le Lièvre de Pâques et j'apporte les oeufs pour que ton Ami Jimmy vienne les chercher, demain, Dimanche >>.

Je répondis, tout surpris, Merci le Lièvre. ll courut dans les herbes, dans les rosiers, derrière les arbres. ll sauta dans le jardin de Mamie Evelyne et Papi Jacques. Une fois sa tournée terminée, il passa devant moi, bondit pour la dernière fois et disparut en me criant << Ces œufs ne sont que pour Jimmy, seulement >>. Le soir, Iorsque je me suis couché, je n'arrivais pas à m'endormir. J'étais impatient de voir mon ami Jimmy, le lendemain matin, après la messe.

Réveillé de bonne heure, heureux pour accomplir la demande et le vœu du Lièvre de Pâques, je téléphone à la maman de Jimmy pour lui annoncer la nouvelle << Il faut que Jimmy vienne dans nos jardins pour chercher les œufs de Pâques apportés par le Lièvre >>

A Midi Jimmy arrive avec son frère aîné. ll me le présente. ll s'appelle Evan. ll est plus grand que TOl, Jimmy, alors dans combien de temps tu seras comme LUl. Jimmy ferme les yeux. part dans un calcul mental et m'annonce rapidement, dans 7 ans. Je lui réponds, alors il a 15 ans ! sachant que Jimmy en a 8. Alors tout fier de sa réponse, il me regarde avec des grands yeux interrogateurs. J'ai vite compris ce qu'il voulait et donc pourquoi il était là... Mais oui, les œufs de Pâques !l! Ne perdons pas de temps. Alors je lui raconte comment j'ai vu Le Grand lièvre de Pâques, dans mon jardin, hier. Les yeux de Jimmy s'agrandissent de plus en plus, comme s'il voyait ce que je disais. Sa tête, toute frisée, oscillait de droite à gauche. ll sautillait d'impatience en même temps. Lorsque je lui dis, eh bien j'ai vu le Lièvre qui a sauté dans le carré de l'ail des ours, il a sauté et foncé sur la plantation en criant , je sais où c'est !l!

Je le retrouve effectivement derrière le garage à l’endroit dit. Il se baisse, fouille dans les feuilles et bondit triomphant avec un œuf bleu dans la main Son sourire était si large que j’avais l’impression que sa bouche faisait le tour de la tête…Comme l’on dit j’étais mort de rire.

Je lui dis alors que le Lièvre avait foncé derrière les rosiers, le long de la balustrade. Mon Jimmy détale plus rapide que Rabbit (Nom du lièvre, en Anglais). Il trouve son deuxième œuf et il saute en l’air 2 ou 3 fois, comme pour s’orienter en s’identifiant à l’animal. Il tourne autour du bac à fleur, devant la maison et il fonce à nouveau, tête baissée comme pour le départ d’un 100 mètres. Je le rappelle en lui disant qu’il allait trop vite. Tellement vite qu’il devient aveugle, alors qu’un œuf attend gentiment, dans le bac. Il fait demi-tour, les yeux fixes sur le bac. Il plonge la main sans réfléchir et récupère son 2 ème œuf, heureux.

Tout au long du parcours, un peu guidé par mes soins, vu que j’avais vu le lièvre dans ses déplacements, il accumule 9 œufs qu’il mit dans un petit sac.

Toujours en sautillant, le regard fixe dans les nuages, le sourire figé qui fait le tour de sa tête, il arrive devant le massif de lavande chez Mamie et Papi. Là l’exaltation est trop forte, il explose de vivacité après son exploit de découverte en découverte. Il tourne au moins 4 fois autour du massif et rien. Il s’accroupit, tourne encore une fois, mais rien. Alors je précise que le lièvre était bien là avant de me dire au revoir. Je crois qu’il était épuisé, ayant dépensé une trop forte énergie dans son Safari à la chasse aux œufs.

Il refait le tour en écartant bien le feuillage et là il trouve enfin, triomphant, son 10 ème œuf.

Hourra …ouf…c’est fini.

Je lui ai dis que ce soir, au coucher, le Lièvre de Pâques viendra le voir. Il lui fera un bisou, avant de s’endormir et Lui, Jimmy, mon grand copain, lui dira MERCI… Lièvre.

Il sautillait toujours, mais cette fois pressé de montrer son trophée à ses parents. Il confia son sac remplit d’œufs à Evan. Il enfourcha son vélo et il partit comme un fou vers sa demeure.

Robert Blasco

Alice et René

Ce Dimanche, nous sommes montés à la Judenhut. Vers 10heures du matin, Rimbach près Guebwiller est encore à l’ombre. Le village est endormi. Personne dehors, sauf un magnifique labrador qui déambule la rue principale. Il nous suit. Ma crainte grandit  lorsque je lui fais signe d’abandonner. Il me regarde alors avec des yeux presque humains. Voulant me dire, faisons un bout de chemin, ensemble.

Le sentier commence à grimper, nous rencontrons nos amis les chevaux que je siffle régulièrement, lors de nos passages. Certaines fois, j’ai l’impression qu’ils me reconnaissent, en tournant leurs oreilles dans ma direction. Arrivés au petit chalet, notre compagnon “ le chien “ semble inquiet et nous abandonne, à mon grand soulagement.

La journée s’annonce belle. Le bleu du ciel ferait envier certains méditerranéens, alors que là-bas, il pleut.

Après deux heures de marche, ayant joui des paysages merveilleux de la plaine d’Alsace, nous arrivons au col de la  Judenhut., à 973 mètres d’altitude, au pied du Grand Ballon. C’est la croisée de cinq chemins. Il y a une source avec une pierre inscrite en allemand et un chalet dont plusieurs tables sont à l’extérieur.

Sous le soleil plombant, une des tables est occupée par un couple de personnes. Nous saluons, comme à la coutume et nous nous installons  à la table d’en face, mais à l’ombre. Tout au long de notre repas, j’observe nos voisins, avec curiosité. Ils sont bien plus âgés que nous, mais quel âge ?

Je ne vois pas de 4x4. La plus proche commune est à deux heures de marche. Je vois un gros sac de rando, donc je conclus qu’ils sont montés à pieds. Un fort sentiment m’envahit progressivement, me réchauffe intérieurement. Je laisse alors échapper un murmure de plaisir et de satisfaction : Chapeau, ces deux personnes sont exemplaires et devraient être citées  à  toutes celles qui s’ennuient dans leur sédentarité.

Mais je suis loin, encore trop loin de la vérité…

          J’ai engagé une conversation de courtoisie. Nous échangeons quelques paroles de banalité sur le temps et  notre région.

          Ils étaient là, bien avant nous. Leur collation se termine. Ils se lèvent de table. Lui, rajuste son chapeau et ses lunettes de soleil. Il se charge de l’unique sac montagnard et prend son bâton de marche.

Elle a ses lunettes de soleil, se lève, enfonce un peu plus son mignon petit chapeau rouge, prend son bâton, qui était juste contre sa jambe et tend la main. Lui, la lui prend et ils descendent la petite pente, unis.

Ils s’arrêtent devant la source. Il faisait chaud. Elle enlève un vêtement qu’elle noue à la taille et reste en tee-shirt.               

 

C’est alors que je ne pus m’empêcher de saisir rapidement mon appareil photo et je leur vole ce moment d’intimité qui m’émeut et fait vibrer tout mon être. Lui, chapeau, sac au dos, tenant un bâton de la main gauche. Elle, petite coiffe rouge, tee-shirt, un vêtement attaché à la taille, tenant son bâton de la main droite. J’étais ému de voir sa robuste main droite serrant cette frêle petite main gauche. En quelques minutes ils ont disparu au bout du chemin qui descend vers Rimbach près Guebwiller. J’ai fermé les yeux pour conserver encore ces belles images.

          J’ai pris trois photos de ce splendide et émouvant tableau. Je les ai appelé mes deux inconnus… tout simplement. Je me suis empressé d’envoyer ces souvenirs, dans mon entourage, pour encourager les plus jeunes. Ceci servant d'un bel exemple à suivre… à cet âge.

 

          Je remercie la providence, de m’avoir placé dans ce décor, à ce moment précis. Je ne peux décrire réellement la forte émotion qui m’a envahi. J’ai émis un souhait viscéral : je désire être à nouveau sur leur chemin pour savoir leurs âges et leurs prénoms… et parler plus longuement.

          Environ six à sept semaines après, Françoise a organisé la sortie du Florival.

          A 9h30, nous démarrons du Super U de Guebwiller, direction Thierenbach. Le ciel  est couvert. Tant mieux, nous ne souffrirons pas de la chaleur. La quinzaine de participants traverse les vignes au-dessus de Soultz, papotant comme d’habitude. Nous arrivons à la basilique, superbe édifice dans un site exceptionnel de verdure, au pied du Vieil Armand et du Grand Ballon.

De style baroque, les origines de cette basilique remontent au 8ème siècle (730). Elle fut fondée par les moines bénédictins de Murbach, venus d'Irlande. En 1125, un jeune noble de Soultz, atteint de maladie incurable, y fut miraculeusement guéri. Cinq ans plus tard, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny y fonde un prieuré bénédictin, supprimé par la Révolution.

L'église actuelle, de style baroque autrichien, fut construite en 1723 par Peter THUMB. Elle devint l'église paroissiale de Jungholtz en 1881 et fut érigée en Basilique mineure par Pie XI en 1936. En 1980 furent fêtées les solennités du 1250ème anniversaire de la création du Pèlerinage. De nombreux ex-votos offerts pour accompagner une demande ou un remerciement à la Vierge tapissent les murs de l'église. Plus de 800 existent encore aujourd'hui. Le plus ancien, date de 1680.

La basilique de Thierenbach possède un orgue Didier Fisher Krämer, datant de 1923. De nombreux concerts d'orgue sont proposés tout au long de l'année. ……..

Nous visitons… Quelques commentaires accompagnés de photos du groupe et nous repartons vers St Anne, maison de convalescence, au-dessus de Jungholtz.

 

          Nous contournons la ferme des moines et nous suivons le sentier rocailleux et étroit qui nous mène sur le parking de l’hôpital.

Là, il est 11h30, nous faisons un arrêt pour se désaltérer et décider du lieu de la pause repas.

 

          Je n’en crois pas mes yeux qui s’emplissent de bonheur. Mon corps entre en ébullition. Mon cœur palpite à tout rompre et va bondir hors de moi. Je viens de voir un couple, sortant de la forêt, la main dans la main.  Mes deux inconnus traversent la route et s’arrêtent devant une voiture.

Le miracle, mon souhait viscéral s’est accompli. Je viens  de reconnaître mes deux inconnus.

          En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, fou de joie,  je parcours les quelques mètres qui nous séparent et me voilà devant eux, admiratif. Éblouis, heureux, je leur dis l’ânerie suivante : « Vous ne me reconnaissez pas ». Alors que j’aurais dû dire : « Je vous reconnais ». Ce couple n’a pas pu remarquer et retenir quelque chose de moi, car il n’y a rien à retenir par rapport à eux. J’ai vite réalisé ma bêtise et humblement j’ai relaté notre rencontre à la Judenhut. Sous leurs regards attentifs, me dévisageant poliment, j’ai appris qu’ils marchaient souvent en montagne, de préférence le matin de bonne heure.

          La question qui me brûle les lèvres est enfin sortie : Quel âge avez-vous ? Elle me répondit d’une voix qui chante encore dans ma tête « Vous savez Monsieur, après 80 ans, nous ne comptons plus les années. Tout ce qui vient, c’est du bonus. Nous le vivons avec bonheur, ensemble. »

Lui, rajoute tout de même : et cela fait cinq ans déjà !!!

 

          J’ai pris un coup de poing dans l’estomac. J’étais ébranlé, ébahis, bouche bée. Un juron m’échappe pourtant (vu mes origines, c’est plutôt courant). « Putain, ce n’est pas possible » et je repasse rapidement dans ma tête, toutes les plaintes des gens qui se plaignent d'un rien, qui baissent les bras trop vite, qui se sentent fatigués à 30 ans, qui se découragent sans faire le moindre effort.

 

          Je leur présente mes excuses pour les photos volées et je demande l’autorisation de pouvoir y rajouter deux noms. Lui, me dit René, elle me dit Alice. Je leur réplique aussitôt que c’est une merveilleuse coïncidence car le frère de mon père s’appelle René et la sœur de ma mère s’appelle Alice.

 

          Le coup fatal arrive. Celui qui m’a mis knock-out. Celui que je ressens encore aujourd’hui et que je ne pourrai jamais oublier. Celui qui a fait que je me suis senti obligé d’écrire cette histoire pour rendre un grand hommage à ces deux êtres exemplaires.

          Lorsque j’ai dis tout bonnement, c’est beau de voir encore, de nos jours, un couple de votre âge, se tenir par la main. Alice me répond « C’est normal, c’est René qui me guide car je suis AVEUGLE ».

 

Tout explose en moi. J’ai difficilement retenu les sanglots qui me bloquent la gorge et qui m’étranglent.

 

Ayant pris quelques retards sur mon groupe qui a disparu, je salue dignement Alice et René. J’ai du accélérer pour rejoindre les marcheurs. Quelques centaines de mètres plus loin, j’ai dû sortir mon mouchoir pour sécher l’humidité de mes yeux qui m’empêchait de voir le chemin.

 

Quelle leçon de courage, de vie, d’amour, d’humanité tout simplement.

 

Si vous randonnez dans la région, de bonne heure, le matin et si vous rencontrez Alice et René, consacrez-leur quelques minutes. ..Vous ne perdrez pas votre temps. 

 

Robert Blasco

L’oiseau bleu.

 L’oiseau bleu.

Un jour de randonnée solitaire au sommet du Petit Ballon, je faisais la pause repas, assis sur un tas de pierres. Personne autour de moi, l’horizon à perte de vue, le ciel à faire pâlir un sudiste Varois, je surplombe la vallée, côté Ouest. J’ai le sentiment de changer d’état, intérieurement. Ce n’est pas la chaleur du temps, mais une autre chaleur qui vient de l’intérieur qui envoûte et vous transporte vers le haut. On a l’impression de flotter ou de voler…le rêve de l’Homme. Je ne bois pas d’alcool et pourtant cette chaleur devient sublime, douce et apaisante. Je comprends enfin que c’est le calme, le silence total qui engendre la paix intérieure. Cet état d’ataraxie me semble éternel. Cette quiétude transforme mon corps comme un volcan, avant l’éruption. Je me sens bien et heureux, sans comprendre très bien ce qui m’arrive…c’est la relaxe totale et l’apaisement de tout…le lâcher prise.

Soudain, j’entends un cri d’oiseau,  au-dessus de ma tête. Je flotte et il tourne autour de moi……je crois rêver et pourtant, j’ai les yeux bien ouverts. Ce cri semble devenir amical car il m’est destiné. Un lien se crée, l’oiseau fait des cercles autour de moi et j’ai l’impression qu’il veut communiquer. Je ne le quitte plus des yeux, je le suis dans ces figures de vol, plutôt acrobatique. C’est très beau, c’est sublime et il sait que je l’aime déjà…mais c’est un oiseau inaccessible. Il est superbe, de la taille d’une cigogne. Il est bleu comme la mer de mon pays lointain.

Soudain, il plonge vers moi et je me sens léger. Je vole, je vole. Je m’élève dans le ciel et je vois, en bas, sur le tas de pierres, je vois Robert qui me regarde !!! Je ne comprends rien à ce qui m’arrive. Je suis dédoublé, je suis l’Oiseau Bleu. Il m’a pris et je suis LUI.

Je suis en paix, dans le calme et la sérénité. Je commence mon voyage. A chaque fois, je suis transporté au bout du monde.

Seule la montre peut confirmer la durée  de ce moment privilégié, 25 minutes. Pour moi, seulement quelques minutes se sont passées.

L’Oiseau Bleu replonge et me dépose sur le tas de pierres. Je lève la tête et il repart en poussant ce cri qui m’est devenu familier. Je le remercie avec gratitude, du moment passé ensemble, dans l’amour, respect, calme, sérénité et apaisement.

J’entame mon casse-croûte avec grand’ faim et plein d’énergie.

Depuis, je fais appel à LUI lorsque je veux atteindre l’ataraxie, ma paix intérieure, où que je sois.

Lorsque je suis l’Oiseau bleu, ma pensée est toute positive. Je suis en état d’ascèse avec mon Ego. Je cherche la perfection en éliminant l’attraction de cet EGO, ce MOI négatif qui peut troubler le bon sens d’une action ou d’une pensée, sujet de ma méditation.

Je conseille à chacun de mes amis, de rencontrer l’Oiseau Bleu en se laissant aller dans un lâcher prise total. Vous serez TOUS étonné du résultat !!!

Robert Blasco

Papi et Gaston : Le pont

 

 Ce Dimanche, Papi attend les enfants, pour le déjeuner. Mamie est en plein boum sur la préparation d’un bon couscous, comme là-bas, bien de chez eux.

Mamie est très coutume. Pour faire son couscous, elle roule la semoule moyenne, trois fois, sinon ce n’est pas du vrai couscous.

 

Papi l’aide, comme dab. Il s’occupe à mettre le couvert et prépare le tapéro. C’est lui qui appelle l’apéro, le Tapéro.

Eh oui qu’il dit, il y a de la kémia, appelée en Espagne, tapas et devenue depuis, la célébrité de tous les bistrots. Donc il a conjugué Ta (pas) et (A) péro, ce qui donne fièrement Tapéro, apéritif avec de la kémia.

 

Il traîne, il traîne car il est toujours dans ses rêves et cela impatiente Mamie qui court tout le temps comme s’il elle devait prendre le TGV.

Papi, lui n’a pas de TGV à prendre, mais il n’est pas pressé, car il dit qu’il n’est pas un citron et répète souvent un de ces proverbes ancestraux : « Qui va piano, va sano !!! »  Traduction : « Qui va lentement, surement va sainement, en bonne santé. »

 

Papi est heureux car il sait que Gaston va arriver et qu’ils vont faire une escapade, rapide, du côté de l’Eiblen, parc à cigognes.

 

La sonnerie de la porte retentit. Papi sursaute, brutalement sorti de sa somnolence, mais le cœur joyeux. Il s’écrit malgré lui, c’est Gaston.

Après les traditionnelles embrassades de toute la famille, Papi tire son petit-fils et l’entraîne vers le plein air, les grands espaces, la Nature splendide, ce jour là.

 

Tous les deux s’en vont trottinant sur le chemin refait et macadamisé à neuf, il y a deux jours. Ils arrivent devant les cigognes, les poulets de toutes races, les paons, les pintades etc…

 

Soudain, Gaston tire la manche de Papi et lui fait tourner le regard vers le paon qui écarte son rayonnant plumage, vers le bas…et, et, la question fatidique arrive, mais Papi, pourquoi le paon a un si beau plumage ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Le grand-père cligne des yeux plusieurs fois et se tape sur les mains. Eh bien c’est parce qu’il a honte de ses pattes, alors il les cache avec une belle parure. Et toc, il est heureux de sa réponse  improvisée.

Gaston se baisse et regarde les pattes du paon en chuchotant, c’est vrai, je n'aime pas ses pattes.

 

Le grand-père, pensif, lui traduit sa réflexion. Chez les hommes, il y en a aussi qui cachent leurs défauts avec différentes parures, consciemment ou inconsciemment, mais cela sera le sujet d’une prochaine discussion.

 

Holà, je vois que tu n’es pas dans ton assiette, qu’as-tu de si fort qui te chagrine tant.

 

Voilà, mon Papi, tu connais mon copain Christophe, eh bien il y a une semaine, on s’est disputé et depuis on ne se parle plus. Je suis triste depuis et çà me fait beaucoup de peine.

 

Le vieil homme est encore sollicité par son petit-fils. Il veut l’apaiser et le réconforter tendrement. Cette fois-ci les neurones s’entrechoquent, les méninges bouillonnent, la mémoire cherche et cherche un petit souvenir qui pourrait apaiser son amour de Gaston. Ce faisant, marchant vers l’aire de jeux, il traverse le petit pont. Face à eux deux jeunes enfants les croisent, en courant. Papi s’illumine en voyant le tableau, ces jeunes enfants qui courent et viennent à leur rencontre, en traversant le pont. Cà y est, il tient la réponse qu’il va faire.

 

Tu vois, fiston, il y a pas mal d’années, dans mon pays, tout là-bas, il y avait pas mal de cultures. On cultivait la vigne, les melons, les pastèques, les citrons, les oranges, enfin tout quoi. Il y avait des champs plein jusqu'à l’infini.

 

J’avais deux grands amis paysans, Antoine et Joseph, qui vivaient côte à côte, séparés par une rivière,travaillant chacun dans son champ et se donnant un coup de mains réciproquement, de temps en temps. Un vilain jour, ils se disputèrent, un peu comme toi avec Christophe. Leur querelle les révolta l’un contre l’autre. Ce n’est pas la raison qui compte, mais bien le résultat… C’est fini, plus de relation et plus d’aide, plus de sourire, plus de Tapéro ensemble, rien. Chacun resta cantonné dans sa propriété.

Un jour, arriva chez Antoine, un homme du voyage qui gagnait sa vie en se rendant utile. Il offrit son service qui fut le bienvenu. Antoine, excédé de toujours voir la propriété de Joseph, en face de lui, demanda à cet ouvrier de lui construire un mur, en ramassant toutes les pierres qui traînaient dans son champ.

 

Antoine s’absenta plusieurs heures, en ville. Quand il revint, à sa grande stupeur, il vit un pont qui traversait la rivière,à la place du mur demandé…et, et de l’autre côté du pont, il vit Joseph venir en courant. Les deux amis s’embrassèrent pour ressouder leurs liens et oublier leur querelle. Pendant ce temps, l’homme ramassait ses outils et s’apprêter à partir.  Le paysan lui dit reste il y a encore du travail pour toi, ici. Mais l’homme répondit non je pars car j’ai encore beaucoup d’autres ponts à CONSTRUIRE ........

 

Aussitôt Gaston dit à son grand-père, mais Papi, je ne vais pas construire un pont chez Christophe, il habite en face de la rue et c’est aussi, trop cher pour moi.

 

Tu sauras, fiston, qu’il y a différentes manières de construire un pont.et il y en a même qui ne coûte rien.

Oui papi, mais moi je ne suis pas aussi riche.

 

Demain, lorsque tu seras chez toi, tu observes la maison de ton ami. Dès que tu le vois sortir, tu sors, toi aussi, avec ton ballon. Tu lui lances et tu verras………………

 

Tu es mon Papi chéri. Gaston se jette au cou de son grand-père et l’embrasse fougueusement.

Tous les deux rentrèrent heureux, en chantant.

 

A la maison le Tapéro était déjà servi par les impatients.   

 

Robert Blasco

Papi, Gaston et Estelle.

 

Ce matin nous avons fait une longue randonnée, en vélo. Le ciel est bleu à faire pâlir un méridional, mais il ne fait pas trop chaud. Avant de rentrer à la maison, nous passons par le parc. A cette heure avancée, il n’y a pas trop de monde. Gaston a prévu, dans son sac, de la nourriture pour les pigeons.

Ces moments passés au parc sont une opportunité pour divaguer dans des histoires dont raffole Gaston. Il a toujours une question qui le travaille et il profite de ces instants privilégiés passés ensemble pour que je lui raconte des rêves de son âge.

Nous posons nos vélos derrière le banc. Assis, les mains pleines de graines, Gaston me regarde, en silence. Il m’observe et je sens son comportement bizarre car d’habitude, il est intarissable de paroles interrogatives. Là je sens une hésitation pudique et réservée.

Je lui demande, alors, ce qui le chagrine en sourdine. Il n’attendait que cela pour se libérer de son mutisme.

Papi, c’est Estelle, ma copine de classe…sa maman est décédée. Elle pleure souvent à côté de moi. Sa maman lui manque et elle me demande en permanence, si son absence est durable, un tout petit peu ou pour toujours longtemps ?

Papi, je ne sais quoi lui répondre, mais, je lui ai dis que mon Papi savait beaucoup de chose de la vie…alors ???

Et nous y voilà à nouveau devant “ le gros problème de Gaston“. La question est enfin posée.

Quel âge a Estelle ?....Papi, Papi, elle a 8 ans, comme moi.

Alors, OUI, je la comprends très bien. A cet âge là, une Maman manque énormément et, et……

Mais Papi, est-ce que c’est pour longtemps ? Est-ce qu’elle la reverra, un jour ? Où ?..... Mais où est-elle ?

Voilà Gaston reparti dans son flot de questions, pressé de savoir, pour le rapporter et consoler Estelle. Il voudrait tant la voir sourire, comme avant.

Je lui prends la main, je l’attire contre moi et je lui murmure calmement que nous partirons TOUS, un jour, au Pays de l’Eternité. La maman d’Estelle s’y trouve déjà. Estelle la rejoindra un jour. Mais d’abord, il faut qu’elle grandisse et qu’elle apprenne à vivre heureuse, dans notre Pays. ….d’abord !!! Pour cela, il faut bien travailler à l’école. Il ne faut plus pleurer, mais garder un bon souvenir de sa maman. Comme cela, elle sera toujours présente, à ses côtés et elle pourra même lui parler. Lorsqu’elle sera grande et adulte, elle aura un beau métier et travaillera. Elle se mariera et aura, aussi, des enfants qui l’aimeront. Tout au long de sa vie, elle apprendra tout ce qu’il faut pour se rendre aussi, à son tour, au Pays de l’Eternité.

Dans ce Pays, on n’est jamais malade. On ne dort plus, on ne mange plus, mais on rit tout le temps et tout le monde s’aime car il n’y a plus de Méchants. Tout le monde est heureux et c’est pour cela que tout le monde mourra, un jour, pour se retrouver, tous ensemble, dans un grand bonheur, famille et amis.

Dans notre pays, la maman d’Estelle était malade et elle souffrait beaucoup….alors, autour d’elle, tout le monde souffrait. La maman d’Estelle a compris qu’il fallait qu’elle parte, qu’elle s’éloigne, pour ne plus souffrir, mais aussi, pour libérer les autres. Là où elle est, elle ne souffre plus et elle est heureuse. Il faut qu’Estelle comprenne bien cela. Sa maman est partie parce qu’elle l’aime beaucoup et elle ne voulait pas lui faire de peine, car elle sait, qu’un jour, Estelle ira la rejoindra AUSSI. Mais d’abord il faut grandir, vivre intensément et fonder une famille à son tour et alors Estelle deviendra aussi une Maman !!!

Mais alors ! Papi ! la maman d’Estelle est partie parce qu’elle ne voulait pas  qu’Estelle souffre de voir sa maman très malade….donc elle est partie parce qu’elle aimait beaucoup Estelle !!!

C’est çà fiston… alors Estelle ne doit plus pleurer car c’est par amour pour ELLE que sa maman s’est éloignée…mais elle la reverra un jour, au Pays de l’Eternité.

Je vais le dire à Estelle et j’espère que je pourrai la tranquilliser…..Gaston remplit sa main de graines et la vida, à la volée, vers les pigeons qui commençaient à se grouper autour de nous.

Quelques jours plus tard, je revis Gaston et il me remit un petit cadeau de la part de sa copine Estelle. J’ouvris le papier aluminium….il contenait, bien enveloppé, un carré de chocolat et un bout de papier plié….Merci à ton Papi, je ne pleurerai plus. Je grandirai avec l’amour de ma maman à mes côtés, en pensée, en attendant de la rejoindre pour l’aimer encore plus.

Les yeux humides, j’embrassai Gaston qui me serra dans ses bras, chaleureusement, en me déposant un gros bisou sur la joue, de la part d’Estelle, sa copine de classe.

  Robert Blasco

Papi, Gaston et les loups.

 

 

Grand père se promène avec Gaston, son petit fils,. L’enfant est heureux car, lors de ces sorties, le grand père lui raconte toujours des histoires qui le font rêver.

Aujourd’hui le ciel est couvert, c’est la fin de l’automne. L’enfant lui fait remarquer qu’il préfère les beaux jours lumineux où l’on peut courir, sans le parapluie. Ces jours maussades le rendent un peu tristounet.

Un banc est là tout près et le grand père lui propose de s’y asseoir afin de regarder les pigeons qui se battent pour quelques miettes de pain qu’un autre gamin leur distribue.

Après un temps d’observation et de silence, Papi dit à Gaston : «  Tu es triste parce que tu ne vois pas le soleil et pourtant il est là !  »  . Gaston sourit et dit à Papi s’il a bien mis ses lunettes, car lui voit bien qu’il est n’est pas là. Calmement Papi lui demande de fermer les yeux et d’imaginer qu’il est un oiseau. A présent, vole vers le ciel, monte au-dessus des nuages et rouvre tes yeux, que vois-tu ?

Papi, Papi, j’ai les yeux qui me brûlent car le soleil m’éblouit, il est là…

Moi aussi, je sais qu’il est là, réplique le Papi, il est simplement caché... et je sais qu’il reviendra toujours.  Alors, il ne faut pas être triste, mais simplement patient. C’est comme quelqu’un qui est malade, la santé est toujours là, elle est aussi cachée, mais il faut avoir la patience et la foi en la guérison. C’est comme le soleil, un jour elle reviendra….plus on y croit et plus vite elle reviendra.

Papi je t’aime et je ne suis plus triste. Je suis heureux pour mon ami Claude car sa maman est malade. Je vais lui dire qu’elle guérira … c’est sûr, comme le soleil revient toujours, n’est-ce pas Papi ?

Les pigeons se battaient  encore. Papi et Gaston sont attirés par  un groupe d’enfants qui chantent  sous la direction d’une dame chapotée qui semble être leur maîtresse. Ils sont un peu envoûtés par la scène inhabituelle et ce chant en plein air.

C’est très beau et merveilleux s’exclame Papi, cela me va droit au cœur.

Mais Papi, le cœur ne peut voir ni entendre ! !!

Papi reste silencieux quelques minutes puis s’adresse à Gaston : «  Il me semble qu’il y a deux loups qui se battent dans mon cœur, un noir et un blanc. », le grand père poursuit : «  Le noir est méchant, haineux, colérique, vengeur et le blanc est gentil, amour et rempli de compassion. »  

Mais Papi lequel va gagner demanda Gaston apeuré ? Le grand père attendait cette question qu’il avait suggérée en sous-entendu, il répondit : « Celui que je nourris »

Le cœur palpitant, Gaston rétorque aussitôt : « Je sais que tu préfères le blanc, alors comment le noir peut-il survivre ? ».

Papi se lissa le visage, il croyait que cela suffirait à Gaston, mais le gamin était logique et presque  cartésien. Il se lissa encore, en réflexion et répondit : «  Le loup noir s’alimente automatiquement avec tout ce qu’il entend et qu’il voit… tout le mauvais et le méchant qui vont droit au cœur… il s’en empare et devient fort. ».

Mais, Grand Père, si ton loup noir devient aussi fort, il va battre le loup blanc, alors ???

Non Gaston réplique le Papi, c’est toi qui décides, si tu nourris le loup blanc ou le Loup Noir. Il faut que tu cesses par tous les moyens, d’écouter et de voir des sujets négatifs, méchants et mauvais. D’abord commence par écouter tes parents, tes maîtres et professeurs, tes éducateurs. En faisant cela, tu élimineras une grande partie de la nourriture du loup noir et tu l’affaibliras. Apprends aussi, que le loup noir, tu ne le tueras jamais. Mais si tu apprends de très jeune, à ne plus le nourrir, étant adulte, tu seras mieux armé pour pouvoir toujours, facilement le dominer et le battre. Je peux même t’assurer que tu éloigneras toutes les maladies et que tu vivras dans le bonheur.

Papi tu as quand même oublié quelqu’un dans ta liste des personnes à écouter !!!

Oui tu as raison, il y en a plusieurs autres, mais je ne peux les citer toutes, maintenant !!!   

Mon papi je t’aime car ton amour pour les autres est si grand que tu t’es oublié toi-même et c’est d’abord toi que j’écouterai toujours. En disant cela Gaston s’accrocha au cou de son grand père et l’embrassa passionnément.

 

Robert Blasco

La VIE est SIMPLE...YAKA!!!

 

Ces 2 syllabes sont le départ de notre devenir, de notre santé, de notre bonheur et de notre réussite. Si l'on sait les déchiffrer avec le langage de la Nature, tout ira bien.

Si l'on s'obstine à négliger ce langage, ce corps qui est le vôtre, souffrira.

 Le mal -être induit des maladies plus ou moins graves, mais spécifiques. Les organes touchés sont le cerveau, le cœur, le foie, l'estomac, les reins, les poumons.

La maladie n'est que la traduction de la souffrance morale du stress procuré.

Ce YAKA sera votre choix, car c'est VOUS qui décidez à chaque moment de votre vie et ce n'est surtout pas les AUTRES qui vous obligent dans ce choix.

C'est VOUS qui choisissez votre chemin. Ce YAKA, c'est le vôtre. Gérez-le et soignez le bien... Il est unique car une vie ne se recommence plus.

Certains pensent avec le YAKA des autres!!! Certains autres pensent que le YAKA démarre après la jeunesse!!! D'autres, pensent qu'ils ont tout le temps, avant de s'occuper de leur YAKA!!!

C'est faux car le YAKA démarre dès nos premiers cris, après la naissance.

Les premiers besoins physiologiques, notre environnement et nos références génétiques, forment le début de notre YAKA.

Tout au long de notre évolution et de notre maturité, notre YAKA devient le reflet de notre être, de notre MOI, de notre Personnalité, de notre beauté intérieure, de notre charisme, de notre santé et de notre bonheur.................... Vous êtes seul, responsable de votre YAKA.

Le YAKA est personnel, mais il peut s'unir et se fondre avec un autre YAKA. Si cette osmose est réussie, C'est la Santé et le Bonheur pour toute notre existence sur cette Terre.

La réussite réside dans le partage, l'équilibre, le respect, la tolérance, l'amour, la générosité, la compréhension........ de ces deux YAKA..... réciproquement.

C'est ma conception de la Vie..........et c'est tout simple........... car YAKA...

Il ne faut surtout pas demander à d'autres de gérer votre YAKA, car il est à VOUS...... mais vous devez comprendre où est le vrai bonheur partagé équitablement.

Le besoin est auprès du YAKA partagé qui vit auprès de VOUS (C’est du YAKA positif) et NON avec les YAKAS des faux culs, qui vivent loin de vous, qui se foutent de vous, que vous ne voyez jamais (Qui est du YAKA négatif dont il faut se séparer). (Méditation)

Si l'on s'obstine dans le YAKA négatif, c'est la maladie qui guette et c'est de la souffrance inutile, non méritée, pour le YAKA de partage. Si vous voulez souffrir seule, alors faîtes le seule et si vous êtes Maso, n'entraîner pas les autres avec vous. Soyez honnête et non égoïste et surtout ne faîtes pas souffrir ceux qui ne le méritent pas. (Méditation)

Si l'on observe ces remarques justes, la maladie IDIOPATHIQUE repartira car elle avait une raison de venir et elle aura une vraie raison de repartir!!! (Méditation)

Robert Blasco

PS: Ce texte, je l'ai médité et écris à l'hôpital Schweitzer, de Colmar, pendant la longue attente de l'hospitalisation aux Urgences, de ma femme NIKI.

Le Poulain

 

Ce Dimanche, nous avons une superbe rando dans le Doubs. Le site est le cirque de Consolation, appelé aussi Val de Consolation. C’est une reculée du massif  Jurassien, sur le territoire de la commune de Consolation Maisonnette, non loin de la frontière Suisse.

Cette reculée qui constitue une échancrure prononcée et arrondie dans le plateau de Maiche- Le Russey a été formée par un effondrement glaciaire à l’ère quaternaire au moment du plissement alpin. Des falaises de 350 mètres ferment le cirque où naissent le Dessoubre et aussi les sources intermittentes du Tabourot et du Lançot qui commence par une cascade de 47 mètres alimentée lors des fortes pluies ou lors de la fonte des neiges. Le belvédère de La Roche du Prêtre offre un point de vue remarquable sur le site, découvrant la petite vallée et les bâtiments d'un ancien séminaire isolé dans les bois.

La présence humaine y est très ancienne puisqu'elle est attestée dans les grottes près de la source du Lançot à l'âge du bronze. L'histoire est ensuite marquée par l'édification au-dessus des falaises, à Châtelneuf-en-Vennes, d'un château fort à la fin du XIVe siècle : il sera détruit en 1639 pendant la guerre de dix ans et ses pierres seront utilisées pour la construction d'un monastère dans la vallée en 1670 : l'édifice sera plus tard transformé en séminaire avant de fermer ses portes en 1978.

Un oratoire a été érigé en 1432-1433 pour honorer Notre-Dame de Consolation (dont le tableau est aujourd'hui dans l'église de Guyans-Vennes et des ermites se sont installés dans la vallée sauvage. Au XVIIe siècle, répondant au vœu de sa mère, Ferdinand-François-Just de Rye, marquis de Varambon et seigneur des lieux, décide de fonder à Consolation une maison de religieux de Minimes, l’Ordre rigoureux de St François de Paule. À sa mort prématurée en 1657, il confie la réalisation du projet à sa femme en souhaitant être inhumé dans la chapelle de Consolation. Le projet est retardé par un procès concernant l'héritage puis par l'attente de l'autorisation du roi d’Espagne qui administre alors la Franche-Comté. Une nouvelle église est cependant construite et consacrée en 1665 : en 1669 on y transfère solennellement les restes du marquis de Varambon, son mausolée majestueux, détérioré à la Révolution et restauré à la fin du XIXe siècle, existe toujours dans une chapelle néo-romane achevée en 1682. En octobre 1669 la licence de Charles II d’Espagne arrive et les quatre premiers Minimes s'installent en mai 1670 avant même que ne débutent au printemps 1671 les travaux qui dureront deux ans.

Achevé en 1673, l'édifice forme un carré de 40 mètres de côté et les bâtiments enferment un cloître central alors que le quatrième côté est occupé par l'église. Les bâtiments comportaient un étage où se trouvaient 18 cellules alors que le rez-de-chaussée était occupé par la cuisine et les réfectoires. Les bâtiments transformés au XIXe siècle pour servir de séminaire comporteront deux étages et pourront accueillir plus d'une centaine d’élèves. Divers aménagements seront entrepris au XIXe siècle dans l'église et le porche en sera restauré en 1899.

Le monastère était à peu près désaffecté à la Révolution Française et ne comptait plus que quatre moines quand il a été vendu comme bien national et transformé en dépôt de fourrage. Laissé ensuite à l'abandon, l'ancien monastère, redevenu propriété de l'Église en 1827, a été transformé en petit séminaire en 1833 : il a été fermé en 1906 pour défaut d'élèves avant de rouvrir en 1920 (toujours en tant que « petit séminaire » (correspondant aux classes de l'enseignement secondaire) pour former de futurs missionnaires jusqu'à sa fermeture définitive en 1978. Depuis une Fondation du Val de Consolation gère les lieux et organise des réunions religieuses et des manifestations culturelles.

Le site du Val de Consolation accueille annuellement 110 000 visiteurs (?) attirés par le pittoresque de l'endroit et par les activités culturelles et religieuses comme par les pratiques de loisir.

Le cirque de Consolation offre en effet un parc aménagé pour les promeneurs qui peuvent découvrir la faune et les nombreuses cascades (source intermittente du Lançot, 47 m de haut ; source intermittente du Tabourot). Des parcours d'escalade avec une tyrolienne (la plus longue de France : 500 mètres de long, 120 mètres de haut) et une via-ferretta aménagée entre la source du Lançot et le château fort, complètent par ailleurs des sentiers de randonnée qui permettent de rejoindre le belvédère sécurisé de La Roche au Prêtre au sommet des falaises. Le lieu doit son nom à la chute mortelle d'un religieux au XVIIe siècle. Cette chute inexpliquée a été rattachée à la légende d'un géant qui occupait une grotte au pied des falaises : le prêtre l'aurait enfermé dans son antre et déclenché la vengeance des amis du géant. 

Il est 8 heures, nous sortons de la maison et il fait un peu frisquet. Je suis heureux d’avoir prévu cette fraîcheur et d’avoir anticipé en prévoyant des dessous un peu plus chauds. Je suis Méditerranéen, je ne peux le nier à cause de mon exécrable accent de là-bas. Je l’ai ramené dans ma valise et je ne peux m’en défaire. N’en plaise à certains car je dépareille avec les jurons locaux mieux compris. 

Nous nous retrouvons, une vingtaine au lieu de rendez-vous. J’y découvre de nouveaux visages. Après les bisous et les serres moi la pogne, nous faisons le plein des véhicules pour le covoiturage, because  les prix exorbitants du breuvage de nos tristes moyens de locomotions du siècle dernier et à venir, faute d’innovations  sur ces mécanismes centenaires et encore irremplaçables.

 Le top départ est donné par notre guide organisateur  et le convoi prend la route. Il fait 9°C, mais le ciel est bleu, à faire pâlir un sudiste prétentieux. Nous avons environ 2 heures de route. Nous quittons la porte d’Alsace.  Arrivés dans le Doubs à Pont de Roide, le ciel se couvre et les arbres penchent du côté qu’ils ont peine à se retenir pour rester dignement droits. Malgré mon optimisme, je sens un mauvais présage et cela ne manque pas, mon juron favori plisse mes lèvres, discrètement : Putain, je vais me les geler. Comme on dit chez nous, je vais me prendre un coup de cagna venteux à me paralyser la moitié du visage… et la tchatche, c’est foutu !!! 

Nous arrivons  au parking de la Roche du Prêtre. Nous descendons de voiture et là, la récompense est offerte par la Déesse des randonneurs. La vue panoramique qui est devant moi, me paralyse. Je ne trouve plus les mots pour décrire ces sensations et ces émotions qui me traversent le corps. Je ne sens plus le froid ni le vent, car une douce chaleur m’envahit et se transforme en une braise de jouissance. J’oublie les copains et en égoïste je remplis généreusement mon cerveau de ce sublime cadeau pittoresque. Ce moment de solitude  me transcende vers la beauté éternelle de la Nature. Je trouve que le Créateur, quel qu’il soit, a sut ingénieusement rassembler tout, mais alors tout ce qu’il y a de plus beau, simplement, sur cette peau qui recouvre notre chère planète Terre. Si je dis simplement c’est que nous y voyons quelques courbes et lignes qui se rejoignent, quelques parfums qui nous détendent et nous envoûtent, quelques couleurs qui nous charment. Le tout harmonieusement combiné, devient un ensemble qui vit pour nous apporter l’essentiel de nos besoins humains. Cette Nature est au service de l’Homme et certains ne savent pas s’en servir. Cette générosité qui nous est offerte est souvent détruite par ignorance et cupidité.

Je sors de ma rêverie et je rejoins le groupe, prêt à entamer notre périple. Etant à plus de 800m d’altitude, bien sur nous descendons vers  le monastère.

 Après vingt minutes, en file indienne, sur un chemin, certaines fois, pas plus large que nos épaules, nous arrivons devant la bouche géante de la Grande Grotte.

De tout temps, et comme pour beaucoup d'autres grottes, l'homme a utilisé ce lieu comme refuge. Ainsi, dès l'époque préhistorique, cette grotte aurait été habitée. Cependant, la certitude de son occupation est attestée par la découverte d'objets datant de l'âge de bronze (2000 ans avant JC) puis de l'âge de fer (800 ans avant JC). Des pièces de monnaie à l'effigie de Constance II datant du IV ème siècle après JC ont aussi été trouvées à proximité de la grotte Saint Catherine.Au Moyen-âge, un ermite s'y serait également réfugié.

 Je suis le premier et tout seul car le reste du groupe prend des photos à cent mètres de là, sur une descente en escalier. Le silence m’enveloppe et je suis transporté à des milliers d’années en arrière. Je vois des hommes préhistoriques tels que l’histoire nous les décrit. Ils sont habillés de peaux de bêtes, la chevelure ébouriffée et épaisse. Contrairement à la mienne qui disparaît insidieusement et contre ma volonté. Ils avancent vers le fond de cette cavité sombre et y allument un feu. Certains préparent la broche et d’autres dépècent les gibiers qu’ils ont déposés au sol.

J’assiste, en intrus, à la préparation de leur festin.

 

Un brouhaha, derrière moi, interrompt ma rêverie ancestrale. Le groupe vient d’arriver. La caverne est soudain remplie d’échos de voix. L’humain du 21ème siècle est présent et cela s’entend, alors qu’il y a trente secondes, autant de  personnes s’appliquaient en silence, 3000 ans en arrière.

 Si l’on pouvait peser la quantité de paroles débitées lors de nos randonnées, on serait surpris… très surpris.

 Je vois mes copains en transposition avec les images de nos ancêtres. Tout bêtement, 3000 ans nous séparent. Evolution bienfaitrice ou pas ? Evolution vers quoi, L’Humain est-il plus heureux ? L’Humain sera-t-il plus heureux, demain?

 Le guide nous fait signe et nous reprenons le chemin du Belvédère Chauve Roche. Là, idem le départ, la vue panoramique est merveilleuse. Nous faisons quelques photos et des jeux enfantins pour rétablir l’équilibre d’un cairn de 90 cm de haut, puis nous poursuivons notre descente vers l’étape gastronomique.

Plus nous approchions de la plate-forme du cirque et plus le vent se renforce. Des nuages, indésirables, voilent de temps en temps, le Roi Soleil. Malgré ces désagréments, nous cherchons le meilleur endroit pour remplir nos réservoirs de carburant énergétique. Après un silence, permettant aux mandibules un travail consciencieux de mastication, nous finissons le gavage par quelques dés de boisson Bacchanale, offerte par Fernand, comme dab.

 Le sac sur le dos, le groupe repart en file, comme un vol de pies jacassant de plus belle. Après une demi-heure, nous faisons une ultime halte avant d’entamer le fil rouge de la journée, la remontée vers le sommet. La deuxième demi-heure fût rude. La file s’étire, mais tout le monde arrive de bonne humeur, en silence…et là, les blagues repartent. Nous traversons Mont Laval, petite commune de 182 habitants. L’église St Grat fût construite en 1859.

 A1 Km de l’arrivée, nous traversons un pré. J’ouvre la barrière et après quelques pas, j’aperçois, à 50 mètres, quelques chevaux qui broutent cette bonne herbe, bien verte, du Doubs.

Je quitte le chemin et m’avance vers eux. Un jeune poulain est couché paisiblement, les yeux fermés. Il me sent, m’entend, me voit. Il s’effraye et se lève. La jument maman et le cheval papa comprennent la situation de terreur. Ils avancent vers moi en protégeant leur progéniture. Je commence à leur parler doucement. Ils avancent toujours. Arrivés devant moi, je lève les deux bras en faisant signe d’amitié et de caresse, tout en continuant de parler. Et là, j’ai senti un déclic, un je ne sais quoi, un courant de chaleur humaine et animale. Le petit s’est senti rassuré et protégé. Il s’allonge à nouveau, apaisé. Je caresse la jument et le cheval, jaloux, en demande autant en frottant son museau sur mon épaule. Je les félicite sur la réussite de leur enfant. J’ai l’impression qu’ils comprennent mon émotion et mon langage, sans toutefois comprendre mes paroles. Je regrette de ne plus avoir de pomme à leur partager.  Je tourne le dos  et je vais rejoindre le groupe. Je fais une dizaine de pas, je me tourne pour leur faire un signe de la main, et … ils sont là tous les trois, derrière moi, ils me suivent gentiment. Je m’arrête. Ils me rejoignent et là je reste coït, bouche bée, mon cœur s’accélère, le spectacle est inouï. Je n’ai jamais vécu cela. La jument pousse de la tête, le jeune poulain vers moi. Il hésite, craintif et frêle sur ses pattes. Je lis une peur dans ses yeux qui me cherchent et me fuient en même temps. Je lui parle très doucement en tendant la main vers ses naseaux. La jument ne bouge pas et je crois que le bébé a compris qu’il n’y avait pas de danger. Le cheval, derrière moi, me pousse avec sa tête. Je sens que je suis admis dans cette famille et qu’ils veulent me présenter leur rejeton, avec fierté. Je caresse délicatement le poulain qui accepte et semble frémir de plaisir, d’un frisson d’amitié. Je le regarde dans les yeux, il me regarde sans plus de détour. C’est pour moi un cadeau inestimable. A ce moment j’ai senti que je vivais le plus beau moment de la journée et un moment exceptionnel, dans ma vie.

 Je les ai embrassé tous les trois et je suis vite parti en courant, sans me retourner, car j’ai senti  mes yeux qui devenaient humides et ma gorge se serrait. L’émotion avait atteint son paroxysme.

 Arrivé à l’autre barrière, je l’ai refermé et je me suis aperçu qu’ils m’avaient tout de même suivi.

 Au retour chez nous, c’est Nicole qui a conduit. J’avais besoin de fermer les yeux pour continuer à vivre ces instants fabuleux, d’une journée pas comme les autres.

 Merci Francis.

 Robert Blasco

Le Pêcheur

 

Ce matin nous décidons de faire une rando littoral vers les Issambres port. En tenue, short, lunettes de soleil, chaussures de marche et coupe vent, car le mister Mistral décoiffe un peu.

Nous descendons vers la petite plage encore déserte à cette heure matinale. Le ciel est bleu et la mer est bleue comme irréel. Je flotte comme dans un rêve et malgré moi je revois mon Pays, là bas, de l’autre côté de ce rivage....Oran qui me manque énormément, malgré mon âge.( Un peu de nostalgie soulage et  fait du bien ).

Le paysage est plus que merveilleux. Il s'étend du mont du Dramont à la baie de St Tropez. La mer frisonne sous l’effet du vent, mais il n'y a pas de houle de fond et aucune vague ne vient balayer cette eau limpide et apaisante. La rando est belle et les arrêts sont fréquents car le panoramique nous précipite dans l’extase le plus profond. Freud peut intervenir nous prolonger dans l’hypnose euphorique la plus totale. Au loin, j'aperçois une canne à pêche mais je ne vois pas la main ni la personne. Intrigué car je suis moi-même fervent pêcheur (à la ligne bien sûr), je me dirige vers ce point de mire. A 10 mètres de cette canne, elle se courbe et frétille rapidement annonçant une belle prise. Je vois, alors, de dos,  son heureux  propriétaire.

Je l’observe, en silence et lorsqu'il remonte le poisson je m’exclame « bravo »,  je tape des mains. Il se retourne et je vois son visage couvert d’une capuche, vu le vent. Je découvre un visage qui me projette encore soixante ans en arrière. Il était assis, devant moi et lorsqu'il leva ses yeux, j'ai revu en lui la sympathie et l’amitié de “ Rhouya“. Mon émotion m’envahit de joie et de plaisir. Nous discutons pêche et montage de ligne. En toute franchise et bonnement comme un enfant, calmement, je dirais même gentiment, il me montre comment il  opère. Il pratique les mêmes techniques que moi, sauf avec plus d’astuces toutes simples. Le “Tchibéni “, dans toute sa sagesse et simplicité venait de m’apprendre un montage inédit dans les manuels de pêche mais pourtant bien efficace, vu la quantité de poissons dans sa filoche. Je discute un long moment avec lui, car cela évoque de nombreux souvenirs de bonheur.

Il refait son appât et le lance dans l'eau vers une nouvelle prise.

Je peux dire que mon cœur battait la chamade et amplifiait la joie que j’avais d’être là  au bon moment. Dans la vie, il faut toujours prendre le meilleur du moment présent et là je venais de le vivre.

Nous avons continué notre superbe promenade, mais je ne pouvais me détacher de ce visage“Human’“comme dans le film d’Yann Arthus Bertrand.

RB

 

PS: Pour les non initiés,

 

....... Rhouya, en arabe= mon frère

……..Thjbéni en arabe= le vieux, le sage.

………Human : c’est un mot qui n’existe pas. Je l’ai inventé pour bien définir l’être humain dans l’Univers…donc l’humanité profonde universelle.

Je viens du pays où…..Utopie......Les rivages de la Gd Bleue.

Je viens du pays où…..

Je viens du pays où, le ciel et la mer ne font qu’un.

Je viens du pays où, la chaleur des cœurs est la même que celle de la terre.

Je viens du pays où, le soleil donne l’ardeur et la joie.

Je viens du pays où, les anciens ont fait parler les pierres.

Je viens du pays où, les gens ont dans la voix, la chaleur de l’amitié.

Je viens du pays où, l’accent de là-bas ne trompe pas.

Je viens du pays où, l’on ne peut revenir.

Rob

Utopie

Ici bas toutes les fleurs meurent trop tôt,

je rêve du printemps qui demeure, toujours.

Ici bas tous les peuples s’entretuent,

je rêve des fraternités qui demeurent, toujours.

Ici bas tous les hommes se haïssent et

je rêve d’amitiés qui demeurent, toujours.

Rob

Les rivages de la Gd Bleue.

Par les jours d’été où chantent les cigales,

La roche est dure, chaude et brillante,

des tonnes d’odeurs montent vers le ciel.

La mer est pure, calme et reposante,

son haleine et sa beauté nous charment.

Quel berceau, autre que celui-ci, peut

accueillir les enfants las que nous sommes.

Rob 

Rêve.

Je vais vous raconter une petite histoire qui a été le sujet d'un de mes rêves, la nuit dernière.

La tempête soufflait dehors et j'étais privé de mes activités en plein air.

Dans mon oisiveté et étant indécis sur l'occupation à entreprendre, je décide d'aller  dans le grenier pour y faire un peu de rangement.  Je place ceci, ici, cela là-bas, lorsque je tombe sur un objet qui m'était très familier. Bien sûr, il était poussiéreux, mais à sa vue, ainsi, tel qu'il était, j'ai eu une grande joie qui m'a fait palpiter le cœur, un peu plus vite. J'ai pris un chiffon et je l'ai épousseté. Le contact de mes mains sur son profil, m'a ému profondément. J'ai ressenti  une joie immense et  un grand bonheur m'a envahi... et pourtant, cet objet je l'avais remisé...Mais pourquoi, je ne m'en souviens plus....et pourtant il me remontait  de grands souvenirs de joie, de plaisirs, de bonheur....Oui, mais pourquoi je l'avais remisé.

Cette question m'a longtemps poursuivi,  me réveillant même.

Je me suis rendormi et la question était toujours là et le rêve se poursuit. Je récupère cet objet que je remets à l'état neuf. Il est redevenu un objet familier et je ne peux plus m'en séparer. Tous les jours, il est avec moi pour mon plus grand plaisir et un grand bonheur.

Lorsque je me suis réveillé, ce matin, ce rêve m'a travaillé l'esprit et impossible d'en décrocher.

Pourtant, cet objet, je n'ai pas vu ce que c'était!!!

Le cerveau humain a un langage bien particulier. Il mélange le ressenti, l'affectif, le bon, le mauvais et il tire ses conclusions, en un langage codé, qu'il nous transmet dans les rêves.

J'ai réfléchi la dessus et je crois que je suis arrivé à une conclusion qui est aussi peut être une moralité, au fond de nous.

Toute personne possède cet objet, en soi-même.... Si tu sais le voir chez l'autre, alors tu le verras d'un œil différent, plus pur que lorsque tu l'avais abandonné. Tu sauras lui accorder le pardon et tu l'aimeras d'avantage, au présent.

Robert Blasco

Retour d'Algérie

Nous choisissons l'Alsace

Mariage

Premier bébé, Lina....Robert heureux et hébété.

Humania Nostra

Lorsque j’observe la Nature, je ne peux avoir que de l’admiration, du respect et de l’amour pour la Création…… qui qu’Elle soit. Tout y est pour voir en Nous l’émerveillement, l’extase, l’ataraxie. Mais si un grain infime, de sable, vient se loger dans ce sublime rouage, tout se trouble. L’esprit bonheur est rayé. Le disque dur du cerveau conscient est rayé. Le moral est rayé. L’amour est rayé. Le sublime est rayé.
Ce grain de sable peut être simplement la bêtise humaine, la jalousie, un complexe, le refus d’accepter notre Être tel qu’il est et non comme l’on voudrait qu’il soit, l’ignorance, l’intolérance, l’indignité et le NON respect de l’humain, de l’autre, du compagnon, l’imitation du poulet qui s’obstine à vouloir passer à travers le grillage pour se nourrir alors que s’il fait un mètre, il contourne ce grillage !!!
J’égrène ces pensées profondes, pour apaiser ma douleur devant un tel constat actuel (Voir la TV et lire les médias). L’écoute de Strauss, Brahms, Beethoven, Haendel et La marche turque de Mozart, guide ma plume avec sérénité.
Ceci est un remède apaisant pour comprendre et dominer les dégâts du grain de sable.
Autre remède : Un des meilleurs moyens pour booster le taux des endorphines (hormones du bien être et du bonheur) c’est l’activité sexuelle. L’intimité, les caresses, les mots tendres, rien de mieux pour améliorer l’estime de SOI, pour avoir une source d’énergie et pour améliorer l’ambiance dans le couple.
(Les endorphines nous rendent heureux et énergiques, font l'effet anti douleur et  favorisent la perception positive du monde. Ces substances influencent notre bien-être. Les endorphines sont 10 fois plus puissantes que les antidépresseurs.) 
J’ai devant moi les portraits de mes deux enfants….ma fille Lina et mon fils Marc ainsi que ma femme Niki. Avec toute cette compagnie, je me sens en osmose avec cette Nature que j’aime par-dessus tout. L’existence, la vie, l’amour ne peuvent se concevoir sans le respect de l’autre.
On est libre de ne pas aimer quelqu’un ou quelque chose, mais on doit le respecter.
Si tout le monde appliquait ce principe tout simple….RESPECTER….la Nature et TOUT ce qui y vit….il y aurait moins d’homicides, moins de morts, moins d’accidents, moins d’hôpitaux, moins de médecins, moins de juges, moins de condamnés, moins de prisons, moins de disputes conjugales, moins de maltraitances, moins de viols etc…..

Nous possédons tous  les clefs de notre propre salut. Si chaque individu en prenait conscience, alors c'est toute l'humanité qui s’élèvera.


Nous ne serions plus uniquement la Planète Bleue, mais aussi la Planète du Bonheur….Humania Nostra…..Notre Humanité.


Robert Blasco

Passons l’écouvillon dans le tuyau de notre VIE.

 

 

 

Si l’on fait passer de l’eau propre dans un tuyau pollué par des bactéries, on récupère à la sortie, de l’eau polluée et cela est dangereux pour la Santé.

 

Si l’on donne un coup d’écouvillon. Le tuyau est débarrassé de sa pollution. On peut alors, fait passer de l’eau propre et pure, c’est SAIN pour la SANTE.

 

C’est pareil pour les idées reçues, les préjugés, toutes pensées négatives, les sources incontrôlées, le bouche à oreilles incertain, les stéréotypes, les on dit, les idées préconçues, les croyances négatives, , la rumeur, les fausses nouvelles, c’est de la pollution. Elle est inculquée par notre environnement social. S’en défaire demande une prise de conscience, un travail sur soi. Cela affecte notre vie et notre santé.

 

Passons l’écouvillon et éradiquons toutes ces pensées négatives.

 

Nous vivrons en bonne santé, dans le bonheur.

 

Le malheur des uns fait, peut être, le bonheur des autres

 

 

L’histoire de Marie-France et André. est un bel exemple pour montrer où peuvent mener la lâcheté, l’hypocrisie et le silence. Ces 3 défauts majeurs, je me les attribue, car je suis UN des coupables qui les ont précipités dans l’AU- DELÀ.

Mes meilleurs AMIS m’ont offert leurs vies pour m’ouvrir la voie d’une grande philosophie qui mène au bonheur, sur cette terre. Cela enrichit… mais durcit le cœur.

C’est un sublime cadeau unique, exceptionnel, généreux et inoubliable. Merci, avec tout le cœur qui me reste, Car je suis un homme qui sait comprendre ses propres erreurs… ce qui m’aide à me relever et me grandir. J’espère que cela servira à d’AUTRES AUSSI!!! La méditation est ouverte à chacun qui lira cette histoire VRAIE.

Marie France était une visionnaire, avec un gros cœur Familial rempli de Bonté et de Sacrifices.

Dédé était un Homme Bon, généreux, travailleur, serviable, toujours prêt à aider… oui, mais chez les autres ! Ce qui a fait le Malheur de Marie France et son désespoir.

Aujourd’hui, la simple vue du dernier cadeau de Marie France, j’ai pris conscience et j’ai compris… j’ai compris son message de souffrance et de détresse…sa générosité et son sacrifice… son Impuissance à changer les choses, toute Seule ! Mais j’ai AUSSI compris ma lâcheté et mon hypocrisie suite à mon SILENCE.

Aujourd’hui, la simple vue de ce cadeau, JE comprends que le SILENCE peut participer à TUER ! Je comprends, avec beaucoup de retard que si j’avais parlé avec Dédé, en Ami, comme je sais le faire dans les moments graves, EH BIEN, j’aurai encore mes 2 AMIS !!!

A présent, avec retard, je comprends certains regards de Marie France. Ces regards semblaient me dire, Robert aides-moi, parle à ton Copain pour lui dire de t’imiter ! Comme je n’ai pas compris, à ce moment là, M F a fait un geste Ultime, dans sa détresse. Marie France, tu m’as fais ce cadeau qui voulait tout dire… ta tristesse et ton désespoir.

Cette petite plaque de 25 cm sur 12 cm, ce petit bout de métal au fond bleu, était le CRI silencieux de ton Cœur. Dessus est écrit en blanc, comme les plaques de rues : PLACE DES BRICOLEURS. Tu m’as offert ceci pour le mettre en haut du mur, suite à mes travaux d’aménagement de l’étage. Ce mot Bricoleur était devenu, pour TOI, une obsession car hors d’atteinte dans cette famille Brender.

Ensuite ont suivis la maladie et tout le reste. Marie France a abandonné, a baissé les bras. Elle est partie avec un gros cœur malade de tristesse. Dédé l’a rejoint quelques temps après… Une semaine avant de partir, un soir en se quittant, il m’a embrassé, comme pour me dire ADIEU.

Cet exemple est pour moi, un signe de la Nature. C’est un message de PAIX, d’AMOUR, de PARTAGE. Le sacrifice de mes AMIS m’a ouvert les yeux. Je fais la promesse de ne plus jamais me taire.

Il ne faut pas confondre Écouter et ENTENDRE. Exemple, tu entends ce que je dis, mais tu n’écoutes pas le cri de mon cœur blessé!

Si l’on sait lire les signes du hasard, on s’enrichit. 

Si l’on sait reconnaître humblement ses fautes, on s’enrichit.

Si l’on sait neutraliser son EGO, on s’enrichit.

Si l’on sait partager cet enrichissement, on atteint l’Ataraxie et l’Équanimité.

Je demande humblement PARDON, à Marie France et André.

Robert Blasco